Hainaut La zone de secours de Wallonie picarde développe un nouveau service en matière de prévention incendie.

Septante-huit personnes ont perdu la vie lors d’incendies en 2016 en Belgique. Cette année, 19 personnes sont déjà décédées entre le 1er janvier et le 31 mars. La zone de secours de Wallonie picarde est bien consciente que les citoyens s’y connaissent peu en matière de prévention de risques d’incendie. Qu’ils sont même négligents.

"Le premier incendie mortel sur lequel je me suis rendu, les détecteurs de fumée se trouvaient encore emballés au-dessus d’une armoire", relève Lisa Legros, pompier et membre d’un nouveau service à la zone de secours de Wallonie picarde, le service Conseiller prévention incendie.

Ce service zonal est en train de se développer. "La prévention, cela passe par l’information et la répétition. Cela peut être fatigant mais il n’y a que comme ça que cela marche, glisse encore Lisa Legros. Nous avons un rôle important à jouer en délivrant de précieux conseils, en expliquant ce qu’il faut faire et ne pas faire dans telle ou telle situation. Il s’agit également de tordre le cou à des idées reçues."

Toucher un maximum de citoyens

Le service Conseiller prévention incendie veut toucher un maximum de citoyens. Il souhaite faire passer ses messages et distiller ses conseils via divers canaux et notamment diverses publications. Les bulletins communaux, par exemple. "Nous voudrions proposer une page ou une double page de prévention incendie tous les trois mois. L’objectif est d’avancer sur un thème par saison : les guirlandes sur les sapins en hiver, les feux de cheminée à l’automne, les barbecues l’été…"

Le service songe également à développer des dépliants reprenant des conseils et à organiser des séances de sensibilisation interactives où chacun peut poser des questions en fonction de sa situation personnelle. Une première rencontre de ce type est programmée ce samedi de 10h à 12h à l’hôtel de ville de Tournai.

Les actions menées par le service sont gratuites. "Ce sont des conseils qui n’ont pas de coût mais qui peuvent limiter les risques d’incendie", conclut Lisa Legros.