Hainaut Cyprien Devilers, actuel échevin, lance sa campagne électorale. Objectif : le mayorat.

Au fil des semaines à venir, les partis politiques seront de plus en plus nombreux à détailler leurs programmes pour les élections communales d’octobre 2018. C’est Cyprien Devilers, du MR, qui se lance le premier dans le grand bain : il nous a annoncé cette semaine les grands axes de sa campagne.

"De manière générale, il faut protéger les gens, les règles, et l’environnement", explique l’actuel échevin de la Propreté, de l’Environnement et du Bien-être animal. "Je ne dis pas juste ça pour la propreté, mais je l’ai bien constaté : si on ne punit pas les gens de manière exemplaire, si on ne donne pas du bâton quand il y a des incivilités, l’autorité publique se décrédibilise et n’a, justement, plus d’autorité."

Respect des lois mais aussi de l’éthique

C’est justement le premier axe que portera le MR au cours des prochains mois. "La protection des gens, des commerces, de l’environnement. Des quads dans le parc de Monceau, par exemple, ça n’est plus possible." Concrètement ? "Donner plus de moyens à la police. Si on n’arrive pas à recruter aujourd’hui, c’est parce qu’on ne met sur la table aucun avantage : pourquoi un policier viendrait dans une ville comme Charleroi, ou Liège d’ailleurs, s’il n’y a pas d’incitant ? S’il gagne autant en étant dans un petit coin tranquille ?"

Deuxième axe : le respect des règles, "au sens large". D’un côté le respect des lois et des normes. Quand on explique à Cyprien Devilers que ça semble étrange de miser sur un point qui semble naturel, il sourit en coin : "Oui, c’est normal, mais alors pourquoi ces règles ne sont pas respectées, pourquoi on a des Publifin, des Samusocial, des ISPPC ? On doit être exemplaires."

Respect des lois, donc, mais aussi de l’éthique : "continuer le développement de la ‘bonne gouvernance’, on a déjà commencé, par exemple les échevins ne participent pas aux recrutements dans l’administration, ça semble couler de source. Je pense qu’on peut aussi songer à réduire cette lasagne de structures, en regroupant des ASBL publiques, en rationalisant."

Enfin, le MR veut miser sur ce qu’il appelle la "Ville ouverte". "La ville, c’est l’ascenseur social, l’opportunité de tous : légalement, il faut que ça soit accessible, salubre, sécurisé et qu’on trouve toutes les informations de recensement à donner au fédéral. Mais il faut se donner les moyens. Par exemple, les Big Five, ça a été un excellent boulot de Julie Patte. Les conseils citoyens de Serge Beghin, même chose. Il y a plein d’exemples. On pourrait penser à des transports en commun gratuits pour certaines catégories de personnes, mais sans pour autant vouloir empêcher à tout prix la voiture. La ville ne doit pas tout faire, mais donner les moyens aux gens de tout faire. La ville intelligente, c’est encore un exemple de ce qui devrait être développé. Je trouve que ça n’a pas été suffisamment suivi, on a les prémices, mais pas un projet : si en entrant à Charleroi on pouvait savoir dans quels parkings de la ville il y a de la place, ça aiderait beaucoup."

C’est dit. On n’hésitera pas à suivre les propositions que feront les MR dans les mois qui viennent. Et puis viendra l’heure du bilan, aussi.