Hainaut

Les cinq têtes de liste donnent leur avis en vue d’une éventuelle future coalition.

Dans une semaine, nous connaîtrons enfin le nom du nouveau bourgmestre de Mons ainsi que le ou les couleur(s) qui animeront la majorité communale. En attendant de connaître l’avis des Montois et les scores des différentes partis et candidats, les cinq têtes de liste passent en revue les éventualités et leurs affinités avec les autres listes.

Nicolas Martin (PS) n’ose pas encore se mouiller mais donne une tendance. « Avec Agora-cdH, nous avons une relation constructive, respectueuse et riche de nos différences. Leurs priorités ne sont pas forcément les nôtres mais nous avons bien travaillé ensemble. Avec Ecolo, il y a des points communs mais une grande différence sur la vision du développement économique. Avec le PTB, la différence est liée à la crédibilité du programme et à sa capacité de financement tandis que nous avons surtout rencontré des problèmes relationnels et des divergences sur certaines propositions avec Mons en Mieux. »

Tête de liste Agora-cdH, Savine Moucheron reste en revanche beaucoup plus évasive. « Nous sommes au centre donc nous pourrions aller à droite ou à gauche. Mais c’est le projet qui prime, pas les personnes. »

De son côté, Georges-Louis Bouchez (Mons en Mieux) se verrait bien avec Ecolo. « Nous irions avec ceux qui pourront le mieux intégrer nos idées. En matière de gouvernance, de volonté de changement, d’ouverture, de mobilité, d’environnement et d’aménagement du territoire, Ecolo pourrait nous convenir. Mais nous n’avons pas d’exclusive. »

Le PTB exclut quant à lui toute coalition avec Mons en Mieux et Agora-cdH. « Nous sommes un parti de gauche donc il n’y a pas photo. S’il pouvait y avoir une entente, ça serait plutôt avec Ecolo ou le PS mais ça partirait d’une rupture par rapport à la politique menée actuellement à Mons. »

Ecolo se place donc dans une situation très favorable en vue d’un partenariat. Mais Charlotte De Jaer a également sa petite idée même si elle ambitionne prioritairement de devenir le premier parti à Mons. « Pourquoi une jeune femme écologiste ne pourrait pas diriger la ville ? Mais si ça ne marche malheureusement pas, on s’allierait au parti qui nous permettrait de faire le plus avancer nos idées : qui arrête de s’arroger certains droits, qui place la mobilité au cœur de sa politique de déploiement et qui met l’environnement et la propreté dans son projet de ville. »