Hainaut

Après l’annonce de la création d’une liste dissidente par quatre conseillers communaux du MR de Tournai (Marie-Hélène Crombé-Berton et Albert Pesin, Jean-Jacques Carbonnelle et Benoît Mat), Jean-François Letulle, vice-président du MR local, se montre soulagé. "C’est un nouveau départ. Nous allons nous présenter unis devant l’électeur."

Jean-François Letulle a frappé à la porte du MR en 2003. Après 2006, la guerre entre Marie-Christine Marghem et Marie-Hélène Crombé-Berton s’est empirée. "Au plus l’aura de Marie-Christine augmentait, au plus l’ambiance entre les deux tendances se détériorait. Mais moi, je m’entendais bien avec Marie-Christine et Marie-Hélène. Alors, en 2010, j’ai été mandaté pour essayer de concilier les deux tendances. J’ai invité tous les mandataires et les membres du bureau à des réunions. L’ordre du jour était simple : comment fonctionner de manière harmonieuse ? Comment retrouver la cohésion de groupe ?"

Mais cela n’a pas marché. "Marie-Christine, le président Armand Boite et d’autres sont venus. Mais pas Marie-Hélène. Or, une thérapie de couple ne marche que quand les deux parties sont présentes."

Jean-François Letulle a bien été contacté par Marie-Hélène Crombé-Berton, pour une rencontre. "Il ne m’a pas fallu cinq minutes pour comprendre que tout essai de rapprochement était voué à l’échec. Mais je ne comprends pas. Dans ce cas, soit on fait une croix sur sa vie politique. Soit on crée tout de suite une autre liste."

Il songe donc à ce qui pourrait être une stratégie d’affaiblissement. "Un jour, Gaëtan Trannoy, du MR, me contacte pour me rencontrer afin de me parler d’un programme pour lancer une section FDF à Tournai et de me proposer la tête de liste. Il m’a dit que Marie-Hélène avait été consultée à ce sujet. Or, elle n’a rien dit au MR. Et elle n’a rien fait pour empêcher cela, et je me suis fâché parce que là, on était en train d’affaiblir le parti."

Le vice-président du MR poursuit : "Les quatre élus ne venaient plus ou presque plus aux réunions de comité ou de préparation des conseils communaux. Et alors que l’on tient une position commune sur la sécurité et les cafés, Marie-Hélène propose autre chose au conseil communal. Ce n’est pas respectueux du travail du parti. Nous n’avions pas à pâtir de cette rivalité entre personnes."

Quant à l’exigence de deux postes d’échevin contre les candidatures des quatre conseillers communaux, "c’était l’ultime provocation : ils savaient que c’était inacceptable Alors pourquoi ?"

Et de conclure : "J’aurais souhaité que l’on se présente ensemble. Ce n’est pas le cas. C’est dommage, mais je leur souhaite quand même bonne chance !"