Hainaut

Nouveau rebondissement dans la désignation d'un secrétaire au CPAS. Après avoir suspendu la nomination d'Yves Souris, secrétaire depuis septembre, le Conseil d'État vient de rendre un nouvel arrêt dans lequel il suspend également sa désignation en tant que secrétaire faisant fonction. En cause, le recours introduit par une autre candidate au poste, Brigitte Delvigne. Dans un précédent arrêt du 5 janvier, le Conseil d'Etat avait déjà souligné que "le choix d'Yves Souris semblait préétabli et que la partie adverse (NdlR : l'ancien conseil de l'action sociale) a ensuite tenté de justifier ce choix au prix de contorsions intellectuelles qui frisent la mauvaise foi".

Le nouveau président du CPAS, Alain Bartholomeeusen, a donc décidé ce jeudi de désigner comme secrétaire f.f... Marianne Mairesse. Celle-là même qui a occupé le poste de secrétaire f.f. durant 8 ans, sans posséder les diplômes indispensables à une nomination. "Je ne peux que m'incliner devant un arrêt de la plus haute juridiction administrative du pays, explique le nouveau président, lui-même avocat. J'ai donc pris la décision qui me paraissait la plus logique. Un conseil du CPAS sera convoqué d'urgence ce lundi".

En attendant, retour à la case départ. Serait-il donc impossible de nommer un secrétaire de CPAS de manière juridiquement inattaquable ? Le bourgmestre sortant, Philippe Bouchez, proposait une solution : organiser un concours de recrutement. "Pas si simple", répond le président Bartholomeeusen, qui a consulté hier après-midi le nouvel avocat du CPAS, Jérome Sohier, spécialiste en procédures auprès du Conseil d'État.