Hainaut Pour Laurent Drousie, il faut remettre l’Histoire dans son contexte.

Le 23 août 1914 vers 9 heures du matin, quelques heures avant la bataille de Mons, vingt soldats britanniques tombaient au combat à Tertre, lors de la bataille des Herbières. Ce même jour en 2013, un mémorial était officiellement inauguré pour rendre hommage aux victimes. Depuis, les autorités communales se rassemblent chaque année afin de saluer leur mémoire et ne jamais oublier.

Un devoir de mémoire important mais qui pourrait être poussé plus loin. "Faire mémoire, c’est important mais ce n’est pas suffisant. Le travail de mémoire ne porte ses fruits que si les monuments deviennent des lieux d’enseignement", souligne Laurent Drousie, conseiller communal (CDH-MR-Ecolo-AC). "Je vois certains lieux de souvenirs tenir parfaitement ce rôle d’instruction. La bataille de Mons est par exemple jalonnée de panneaux explicatifs. Je trouve regrettable que cette réalisation ne soit pas élargie aux autres villes de notre arrondissement."

Explications

Le conseiller souhaiterait que des explications soient accessibles aux personnes qui s’arrêteraient face au monument aux morts de Tertre, situé sur le lieu de ce drame historique.

"Le monument est dédié à un régiment anglais. Celui qui s’y arrête sans connaître le contexte historique ne comprendra pas pourquoi des commémorations officielles ont lieu ici, à Saint-Ghislain. La mémoire n’a de sens que si elle s’intègre dans un contexte."

Laurent Drousie estime également que ce projet serait un symbole de synergie et de supracommunalité entre Saint-Ghislain et Mons, avec un prolongement entre le musée de la Guerre de Mons et le musée de la Mémoire de Saint-Ghislain. Comme cela avait déjà été le cas il y a deux ans, le collège communal sera interpellé sur la question lors d’une prochaine séance du conseil communal.

En attendant les commémorations

Mais déjà, Patrick Danneaux (PS), en charge de la Culture et de la Mémoire, dit comprendre la démarche et annonce que les portes ne sont pas fermées. "Il est déjà prévu de remettre en évidence les inscriptions du monument, qui sont en anglais et qui deviennent peu lisibles. Et il est vrai que nous pourrions ajouter un totem ou quelques panneaux explicatifs sur cette bataille, comme cela avait été fait lors de l’inauguration. Ces panneaux se trouvent aujourd’hui au musée de la Guerre", concède l’échevin avant d’ajouter : "Nous pourrions voir cela entre les différents services."

D’autant plus que 2018 approche et que les commémorations de la fin de la guerre se préparent petit à petit. L’occasion de répondre à la demande de Laurent Drousie ?