Hainaut

L'observatoire de la santé du Hainaut a présenté, jeudi, en présence de la ministre de la Santé en Communauté française, Catherine Fonck, un tableau de bord transfrontalier de la santé, illustrant l'état des lieux de la santé dans des zones française et belge : l'Aisne, les Ardennes et le Nord côté français, les provinces de Hainaut et de Namur pour la Belgique.

La densité des lits hospitaliers est plus importante dans ces territoires (6,1 lits pour mille habitants) que sur l'ensemble des pays. Charleroi regroupe 30 pc des établissements du Hainaut.

L'espérance de vie est inférieure à celles relevées en Belgique et en France en général, et plus de six décès sur dix ont pour cause des maladies cardio-vasculaires, selon des chiffres significativement supérieurs aux moyennes nationales respectives, tout comme le sont ceux des décès dus au cancer.

Presque un décès sur sept dans la même zone frontière peut être attribué à la consommation d'alcool, avec un chiffre nettement supérieur côté français.

La mortalité par accident de la circulation est significativement plus élevée dans l'Aisne et la province de Namur que dans le Hainaut et les Ardennes.

La mortalité masculine par suicide dépasse les moyennes belges et françaises. Si c'est dans la province de Namur que l'on se suicide le plus, le Hainaut est mieux loti que les trois régions françaises analysées.

Les garçons sont souvent plus nombreux que les filles à avoir consommé du cannabis. Les garçons sont plus nombreux dans le Hainaut que dans l'Aisne à déclarer avoir déjà consommé du cannabis tant à 14 ans qu'à 17 ans.

La proportion de personnes déclarant fumer au moins une cigarette par jour est pratiquement identique en Belgique et en France.

Déclarer avoir déjà ressenti le besoin de diminuer sa consommation d'alcool est un souhait émis par 12 pc de la population des plus de 18 ans tant en Belgique qu'en France. C'est dans le Hainaut que ce souhait est le plus faible, alors que la mortalité due à l'alcool y est la plus élevée.