Hainaut Le projet est mené par Colruyt et le Centre d’insertion socioprofessionnelle Le Plein Air.

Obsolescence programmée, manque d’entretien des appareils, lassitude et envie de changement sont autant de facteurs qui poussent le consommateur à délaisser ses appareils électroménagers et à acheter neuf. Pour donner une seconde vie à tous ces appareils jugés désuets, Colruyt Group et le Centre d’insertion socioprofessionnelle Le Plein Air (qui dépend du CPAS de Mons) ont mis en place une filière permettant la récupération des appareils électroménagers usagés, en magasin ou directement chez le client par le distributeur.

Instaurée en mars 2018, cette filière porte déjà ses fruits : de mars à octobre, ce sont quelque 100 "gros blancs" (sur 200 récupérés) et 746 petits appareils ménagers qui ont recouvré une nouvelle vie après être passés entre les mains des stagiaires et des formateurs du Plein Air. Ceux-ci ont pu réintégrer les rayons des magasins sociaux "Le grenier aux trouvailles", "Re-trouvailles" ainsi que la vitrine du projet Recytroc, "Au comptoir des possibles".

L’opération est bénéfique à bien des égards. "P endant des années, nous avons cru pouvoir construire et détruire presque aussi vite, consommer et exploiter nos ressources à l’infini. Aujourd’hui, nous sommes enfin conscients qu’un virage radical doit être amorcé. C’est vers le recyclage mais surtout la réparation et la remise en état ou le relooking des biens de consommation que nous devons nous tourner", soulignait ce jeudi le ministre wallon de la Transition écologique, Carlo Di Antonio (CDH).

Une formation pour les stagiaires

L’écologie n’est pas le seul point positif. D’un point de vue social, la démarche est également positive. Elle permet aux huit stagiaires du Plein Air de se faire la main, de se former durant un an et in fine de retrouver un emploi, mais également aux familles plus précarisées d’acquérir un objet en bon état sans dépenser de folles sommes. "C e secteur de la seconde main doit à tout prix être valorisé. Mais cela dépend également d’une prise de conscience et d’une volonté personnelle des consommateurs", a encore souligné le ministre.

Pour le groupe Colruyt, cette collaboration avec le CISP lui permet de s’affirmer plus encore comme une entreprise sociale. Déjà partenaire de banques alimentaires et de programmes de formation des jeunes en Belgique et dans le Sud, le groupe réaffirme sa volonté de diminuer sa production de déchets tout en contribuant à une société plus sociale et plus durable.