Hainaut La mobilisation citoyenne se remet sur pied pour contrer le projet du groupe.

La mobilisation se réorganise du côté de Seneffe. Depuis près d’un an, la population multiplie les actions pour faire barrage au projet de centre de recyclage porté par Van Gansewinkel. Malgré plusieurs avis défavorables des autorités communales de Seneffe et de Manage, des fonctionnaires techniques et délégués de la région wallonne et finalement du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (CDH), le groupe souhaite aller au bout des choses.

Ce dernier a en effet décidé d’aller plaider sa cause devant le conseil d’Etat. Une possibilité qui n’a jamais été exclue et qui n’étonne donc qu’à moitié les citoyens. "Lorsque le ministre a recalé le projet, nous étions persuadés qu’ils iraient en conseil d’Etat. Mais au fur et à mesure que nous approchions de la date d’échéance pour l’introduction du recours, nous prenions espoir que Van Gansewinkel renonce", explique Nicolas Favresse, membre du comité de citoyens.

Il n’en est finalement rien mais déjà, le comité prépare son plan de bataille. "Nous nous étions préparés à l’éventualité d’un tel recours. La priorité pour nous aujourd’hui, c’est de réunir le comité et de prendre un avocat." Le comité souhaite en effet introduire une requête en intervention. "Nous avons nous aussi des choses à dire, des arguments à avancer qui pourraient faire mouche et qui pourraient être pris en compte."

Le tout pour le tout

Pour les Seneffois, l’enjeu est évidemment important. Après plusieurs mois d’accalmie, ils se préparent à mener une nouvelle lutte. "Quelque 2500 personnes suivent l’actualité du dossier sur notre page Facebook. Il n’est évidemment pas possible de toutes les tenir motivées et sous pression, d’où l’intérêt du comité. Lorsque l’information est tombée, les premières réactions n’ont pas tardé. La mobilisation se réorganise. Tout le monde a bien compris que c’était la dernière ligne droite !"

Le comité tentera donc le tout pour le tout pour que le projet soit définitivement abandonné. "Il faudra ensuite trouver une solution pour que le groupe ou une autre entreprise ne revienne pas, d’ici quelques années, avec un projet édulcoré. Nous y travaillons, nous voulons d’un projet qui ne mette pas en danger la vie des Seneffois mais qui soit positif pour la région. Ce qui n’est pas le cas de centaines de tonnes polluées", conclut Nicolas Favresse.