Senesael épingle deux ministres

Cédric Ketelair Publié le - Mis à jour le

Hainaut

Alors que le projet d’implantation de six éoliennes sur le territoire d’Estaimpuis se précise (l’étude d’incidence est terminée et l’enquête publique devrait démarrer fin août), le député bourgmestre de la commune frontalière réclame une cartographie à l’échelle wallonne, "afin d’éviter que l’éolien devienne anarchique", martèle Daniel Senesael.

"Je demande un cadre de référence au gouvernement wallon, et notamment aux ministres Nollet et Henry, lequel nous annonce 1 000 éoliennes d’ici 2020. Actuellement, c’est la course du privé auprès des communes qui provoque une surenchère entre elles. Je suis satisfait qu’Inter environnement Wallonie se soit aussi prononcé pour un cadastre éolien en région wallonne" , explique Daniel Senesael.

Le député wallon titille encore plus les ministres Ecolo sur la question des noyaux d’habitats. Avec d’autres élus de communes rurales, le "député des champs" a envoyé une lettre ouverte aux ministres concernés "pour une meilleure prise en compte des zones rurales".

Si le député wallon partage l’objectif final du projet, à savoir éviter l’étalement urbain et concentrer les nouveaux logements dans les zones d’habitat existantes, il demande aux ministres de tenir compte de certaines spécificités. "Or, les projets du ministre Henry prévoient une définition des noyaux aveugle aux spécificités rurales, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur nos campagnes. Nous nous opposons à une définition des noyaux d’habitat basée sur des critères d’accessibilité aux transports en commun alors que l’on supprime des lignes de bus et que l’on ferme des gares."

Daniel Senesael et ses collègues pensent avoir une recette magique : "Mettons en place des incitants, comme des majorations de certaines primes ou prêts en matière de logement, prévue d’ailleurs par la Déclaration de politique régionale, mais nous refusons la suppression pure et simple, en dehors des noyaux d’habitat, des aides régionales en logement ou en énergie."

Daniel Senesael prend l’exemple du village de Néchin, où des terrains à bâtir équipés existent en dehors de la zone de noyau d’habitat définie à Namur. Du coup, les acquéreurs de ces terrains n’ont pas droit aux subsides. Une discrimination selon le député qui demande au ministre de consulter les communes et les commissions consultatives d’aménagement du territoire.

Ce sont là deux dossiers prioritaires qui sont sur la table du député pour la rentrée de septembre.

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