Hainaut Gatelier exclut toute alliance. Il préfère être dans l’opposition qu’en coalition.


Jean-François Gatelier n’est pas de ceux qui manient la langue de bois. Bourgmestre de Sivry-Rance depuis 2006, il veut renouveler son bail à la tête de la commune, fort, dit-il, de l’excellent bilan qu’il peut présenter à ses concitoyens : "95 % de nos propositions ont été réalisées. Si on excepte le fait que nous n’avons pas obtenu des banques l’installation d’un distributeur d’argent à Sivry, on a avancé dans tous les domaines."

Mais il prévient : soit sa liste MIL (Mouvement des intérêts locaux) remporte une majorité absolue et il restera (en principe) bourgmestre, soit il siégera dans l’opposition. "Je veux rempiler, c’est clair, mais pas question de travailler avec les autres partis parce que leur politique est à l’opposé de la mienne. Comme je ne travaillerai pas avec Francis Biset (ACE) qui m’accuse de mauvaise gestion alors qu’il a été lui-même partie prenante dans le scandale qui a ébranlé l’association de gestion des lacs de l’Eau d’Heure."

Gatelier poursuit : "Ce sera d’ailleurs mon dernier mandat de bourgmestre. Il faut laisser la place à d’autres, aux jeunes, mais je n’exclus pas de me présenter ensuite à un autre niveau de pouvoir. Mais pas avec les partis traditionnels actuels. J’ai l’espoir que de nouveaux partis politiques apparaissent."

L’homme est très occupé mais parvient à concilier sans trop de difficultés sa vie de médecin en milieu rural et son mandat politique. Il a, dit-il encore, la chance de travailler en association pour son job de médecin et de compter sur une équipe aussi performante que soudée au collège communal. "Je peux me reposer sur cette équipe, c’est précieux."

"Travailler sérieusement et ne jamais se prendre au sérieux" est son adage préféré.

Souriant , il ajoute : "Les gens croient que le boulot de mandataire politique prend énormément de temps, que ce soit au niveau de la commune, du parlement régional ou même du fédéral. Il faut travailler, bien sûr, mais c’est surtout de la représentation, il y a des jobs beaucoup plus pénibles. Alors pourquoi les politiques devraient-ils se prendre au sérieux ?"

Sur Facebook, il dit ce qu'il pense

Jean-François Gatelier est un fan de Facebook. Il y dit ce qu’il pense et ne cherche pas spécialement à plaire. Tantôt blagueur quand il remercie les sponsors de sa campagne électorale ou râleur quand il invective certains de ses concitoyens qui s’opposent à une compétition automobile qui se déroule chaque année. 

Pour lui, le réseau social sert surtout à se montrer tel qu’il est : "Je dis ce que je pense. C’est dans ma nature. Je peux me le permettre. Je saute sans parachute parce que je ne dépends pas de la politique." Il juge que la majorité des mandataires se taisent parce qu’ils savent que s’ils sont trop rebelles, ils ne figureront pas sur les listes ou n’auront pas de place dans un cabinet. 

Il n’hésite pas non plus à défendre des positions très marquées. Ainsi, en février, il postait un message révélateur de sa façon de penser : "À la suite d’une remarque déplacée, je vous informe que les citoyens qui se voient refuser une demande d’aide sociale, ce n’est pas parce que cette aide est attribuée aux Arabes, musulmans et autres métèques…"

Florilège:

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