Hainaut Leur absence affaiblira leurs partis respectifs.


C’est peu de dire que le débat communal ne passionne plus les pros de la politique : trois des neuf députés régionaux de Charleroi, soit une proportion d’un tiers, seront absents des listes communales le 14 octobre prochain : il s’agit de Véronique Salvi pour le CDH (en illustration), d’Anthony Dufrane et de Graziana Trotta pour le PS.

Mais ce sont carrément tous les députés fédéraux de la circonscription de Charleroi-Thuin (tous trois socialistes, NdlR) qui manqueront à l’appel : après Philippe Blanchart à Thuin et Olivier Henry à Fleurus, Ozlem Ozen a fait savoir qu’elle ne figurerait pas sur la liste à Aiseau-Presles derrière le bourgmestre sortant Jean Fersini. Une nouvelle déconvenue pour ce dernier après l’annonce du retrait de Graziana Trotta, deuxième score aux communales de 2012 avec 751 voix de préférence.

S’il s’agit d’un choix délibéré d’en finir avec la politique pour Véronique Salvi et Graziana Trotta qui ont décidé de changer de vie, c’est différent pour les quatre autres : ils ont fait l’impasse pour une raison simple. À Charleroi et Thuin, les fédérations PS se sont en effet prononcées en faveur du décumul des mandats. Plus questions pour leurs parlementaires d’occuper des fonctions exécutives au niveau communal comme les trois "fédéraux" le faisaient : contrairement à leurs collègues de la Région wallonne que le code de la démocratie n’autorise pas à siéger dans des collèges, deux étaient échevins (Philippe Blanchart à Thuin et Ozlem Ozen à Aiseau-Presles, NdlR) et le dernier, Olivier Henry, président du CPAS de Fleurus. Les militants l’ont validé en congrès : plus question de leur permettre des cumuls. Sauf un mandat de député avec un siège de conseiller communal, ce à quoi ils ont tous renoncé.

Des absences qui ne manqueront pas d’affaiblir leur parti : Ozlem Ozen et Olivier Henry avaient obtenu le troisième meilleur score dans leurs communes respectives, Philippe Blanchart le second.