Hainaut

La situation financière de la gobeleterie Durobor à Soignies n’est pas bonne. Les paiements de salaires et des primes de décembre risquent d’être difficiles. Un plan d’investissement pour moderniser l’outil est sur la table, mais il dépend d’un accord bancaire vital. Les actionnaires de la gobeleterie Durobor à Soignies, Herman Green Invest et la Sogepa, doivent investir pour moderniser l’outil. Dans le cas contraire, l’entreprise pourrait aller vers la faillite.

Un nouveau plan d’investissement

Une première phase d’investissements est prévue en 2019 à hauteur de 16 millions d’euros. Elle concernerait l’installation de trois nouvelles lignes de production pour remplacer les anciennes où la qualité des verres produits n’est plus à la hauteur de ce qui se fait chez la concurrence. Actuellement, sur 100 verres produits, 57 seulement sont commercialisables contre 75 chez les concurrents. L’investissement conjoint serait de 5,5 millions d’euros, auquel doit s’ajouter un prêt bancaire de 10,5 millions.

"Le sort de l’entreprise dépend en effet de l’accord des banques, a indiqué Stefano Fragapane (FGTB). L’actionnaire Sogepa soutient le projet d’investissement d’Herman Green mais, sans l’accord bancaire, nous risquons de gros problèmes. Durobor va mal au niveau des finances, l’entreprise pourrait être confrontée à des problèmes pour payer les salaires et primes de décembre."

L’investisseur néerlandais Herman Green a repris la gobeleterie sonégienne en juin 2017 avec l’engagement de moderniser l’entreprise et la production. "Il faut savoir que des événements sont venus plomber les bonnes intentions, a souligné Rico Zara (CSC). Il y avait quelques cadavres dans les placards du passé et, surtout, l’incendie du four qui a nécessité un investissement immédiat non prévu d’un million d’euros, ce qui a tout retardé."

Des modernisations sont prévues

Le projet de nouvelle usine sur un autre site a été abandonné. Lundi soir, un accord entre la Sogepa et la direction a été signé pour un premier investissement de 16 millions d’euros dont une partie est soumise à un accord de prêt bancaire. Cette première phase a pour but de moderniser l’outil et de remettre Durobor dans une logique bénéficiaire. Une seconde phase d’investissements de 22 millions à l’horizon 2022-2023, qui est tenue au succès de la première, servirait à l’achat d’un nouveau four et la construction d’un nouvel hangar de stockage. "Mais il est clair que si les banques refusent le premier dossier, Durobor ira vers la faillite."

Selon le syndicat, les signaux semblent plutôt à l’optimisme. Les banques devront donner leur décision le 21 décembre. Durobor emploie actuellement 154 travailleurs.