Hainaut

Déjà une tête de liste, c’est un peu tôt diront certains. Quoique Tournai a déjà damé le pion à Lobbes, et pour Tommy Leclercq (PS), élu à 83 % des suffrages, la consultation populaire envisagée dans le cadre de la confection du programme électoral aura tout juste de quoi s’organiser sur les deux années à venir. C’est en présence du président de parti Elio Di Rupo et du ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan que M. Leclercq détaille les raisons de ce choix.

"Nous voulons rencontrer les citoyens et cibler leurs attentes, dont certaines ont déjà été portées à notre connaissance. Le commerce : seules huit cellules subsistent à Lobbes contre 85 à Thuin. La mobilité : 60 % d’insatisfaits en ce qui concerne les trottoirs et d’autres aspects de cette matière. Les sports : la toiture de la piscine toujours pas refaite malgré des subsides obtenus sous la précédente mandature ", cite-t-il. De ce constat naît le slogan de la future campagne Lobbes autrement. C’est-à-dire ? Un processus de démocratie participative - deux ans pour entendre les riverains - une sortie de mandature 2006-2012 marquée par la présentation d’une nouvelle liste PS, "nous sortons du groupe Ensemble", et si les scrutins veulent que le PS remonte à la majorité, une ouverture de coalition la plus large possible. "Je suis persuadé que toutes les formations démocratiques ont quelque chose à apporter. C’est en fédérant le plus grand nombre de partenaires que nous pourrons contribuer au bien-être", ajoute le mandataire qui estime sa commune pas assez riche que pour s’offrir une opposition.

Parmi les points qui seront examinés au cours de cette consultation, le PS lobbain, qui doit encore élaborer sa liste, axera ses priorités sur la redynamisation du commerce, l’intégration sociale, le logement, la famille, l’éducation, la sécurité et l’environnement.

Et parmi les enjeux de deux années à venir, outre la constitution d’une liste, les rencontres citoyennes, il y aura aussi celui d’assurer le passage de génération, pas toujours facile à accepter.

"Monsieur Bondroit arrive à l’âge limite et n’a pas sollicité de dérogation. Quant à moi, j’ai été élu au terme d’un suffrage qui a suivi toute une série de discussions. La transition ne sera peut-être pas aisée mais elle a au moins été largement consentie", explique le mandataire.