Hainaut Les organisateurs de festivités sont la cible de critiques venant du secteur Horeca.

Les organisateurs des VIN’dredi sur la place Paul-Emile Janson à Tournai et d’autres organisateurs de festivités comme Tournai-les-Bains sont dans le collimateur de cafetiers et de restaurateurs. Certains leur reprochent de se mettre de l’argent dans les poches et de leur faire concurrence.

Pas de tapage nocturne

Xavier Dupont, commerçant du piétonnier et membre du comité organisateur des VIN’dredi, organisés depuis trois ans chaque dernier vendredi de chaque mois, de mars à octobre, a tenu à réagir.

"Je comprends le point de vue des cafetiers, des restaurateurs, mais nous ne faisons pas cela à des fins privées. Nous ne voulons pas voler leurs clients. Nous concernant, nous essayons de tout faire pour que cela ne soit pas négatif pour d’autres. Nous vendons uniquement du vin et une bière locale que nous mettons en avant dans l’idée de ne pas faire concurrence aux cafetiers. Nous terminons à 21 h 30, ce qui nous permet de ne pas faire face à la problématique du tapage nocturne et nous invitons les gens à prolonger la soirée dans le centre-ville."

"Nous voulons redynamiser le quartier en organisant des animations", note encore notre interlocuteur, qui évoque les fêtes de fin d’année (entre 3 000 € et 6 000 €) ou Rétro piéto en fête (7 000 €). "Les cagnottes entre commerçants, ça ne marche plus. Par contre, donner quelques heures par mois, oui. Et cela permet aussi de créer de la cohésion."

Limiter les abus

Le commerçant glisse encore que le comité organisateur paie TVA, Sabam et les autres frais administratifs. "Nos comptes sont chapeautés par l’ASBL Tournai Commerces et par un réviseur d’entreprise. Ils sont consultables."

Et de conclure : "Je comprends l’inquiétude de certains lorsque l’on voit la multitude d’événements qui voit le jour. A nos élus de prendre les bonnes décisions pour limiter les abus. J’espère simplement que les VIN’dredi pourront continuer, car notre objectif n’est pas de voler des clients, mais d’attirer ceux-ci et de réinjecter les moyens qu’ils dépensent chez nous dans des animations bénéfiques au centre-ville."