Hainaut

L'association des commerçants TournaiCommerces tenait lundi soir ses assises à l'hôtel de ville de Tournai. L'occasion pour le nouveau président Matthieu Michez de faire son entrée officielle devant les cotisants mais aussi devant les édiles communaux et membres des différents partis politiques.

L'assemblée, forte d'une petite centaine de personnes, comptait toutefois un absent de taille: le bourgmestre Christian Massy (PS). En effet, il était à l'AG d'Ideta qui se tenait au même moment mais personne ne semblait être au courant...

Une absence qui a alimenté les rumeurs de tensions entre le maïeur et l'association, surtout depuis que le past-président s'est inscrit sur la liste CDH.

Cela n'a pas empêché ces assises de se tenir et de permettre à l'association de tirer le bilan de l'année écoulée. Pour ce faire, c'est Michel Leclercq qui a pris la parole. Il a relevé les efforts faits en matière de propreté et de sécurité ainsi que la réouverture de la rue des Chapeliers. Il est aussi revenu sur le problème des parkings et du dialogue impossible avec la Ville.

Matthieu Michez s'est lui aussi exprimé pour défendre sa politique, à savoir la représentation des villages dans l'association, le développement de tous les quartiers, le soutien au projet du vieux Tournai et la poursuite des gros dossiers comme le PCM ou les parkings.

Outil d'information

Ce dernier combat est justement à l'origine de l'exclusion de l'association du site Internet de la Ville. Le collège a envoyé une lettre à ses représentants pour leur signaler que cette éviction était due aux propos de l'association à l'égard de la politique communale en matière de gestion des parkings.

Albert Pesin, échevin des Affaires économiques, a lu la lettre envoyée: «Le collège ne souhaite pas que l'on utilise un outil mis gracieusement à la disposition de TournaiCommerces pour aller à l'encontre des décisions prises au niveau communal. Il s'agit d'un outil d'information et pas de revendications.»

Des propos qui ont provoqué l'ire de l'assemblée qui a crié à la censure.

«Nous n'avons pas la même notion de la gratuité puisque l'association paie une redevance pour bénéficier de ce site.»

Matthieu Michez a conclu les débats en soulignant, une fois de plus, le manque de concertation avec les commerçants. «Comme d'habitude, nous sommes mis devant le fait accompli sans avoir la possibilité de nous défendre. Il est vraiment urgent de créer une commission consultative pour le commerce.»

L'échevin a saisi la balle au bond...

© La Libre Belgique 2006