Hainaut

Suite à ces faits de violence, le président de la JSC Brugelette ne versera aucune prime à ses joueurs et demande au responsable de l’équipe adverse de punir aussi financièrement les siens.

La violence ne gangrène pas que le football professionnel. Dimanche dernier, une fin de match opposant deux équipes de 3ème provinciale (C) a dégénéré sur le terrain ! Peu avant le coup de sifflet final, un joueur de la JSC Brugelette a reçu un méchant coup de poing au visage durant une phase de jeu, avant de se faire justice ! Blessé à l’arcade sourcilière, ce dernier en est venu aux mains avec son adversaire du club de La Buissière. 

En l’espace de quelques secondes, la pelouse s’est transformée en une arène de gladiateurs où deux groupes d’une quinzaine de personnes se sont affrontés dans un immense pugilat. Un autre footballeur brugelettois n’est pas sorti indemne de cette bagarre collective puisqu’il a dû être transporté en clinique, avant d’être admis aux soins intensifs d’un autre établissement hospitalier mieux équipé. Aux dernières nouvelles , ses jours ne sont pas en danger. 

N’ayant pu assister pour des raisons professionnelles à cette triste rencontre pour l’image du sport, le président de la Jeunesse sportive Cambron-Brugelette a aussitôt réagi en annonçant dans un communiqué qu’aucune prime ne serait versé aux joueurs. «Si je contribue financièrement au fonctionnement d’un club, c’est pour soutenir une activité footballistique et non la violence », commente Michel Niezen. Notre interlocuteur a pris contact avec le président du club de La Buissière pour lui demander d’en faire de même. « Quelle que soit la couleur du maillot que l’ont défend, octroyer dans ces circonstances un bonus aux joueurs en cas de victoire serait un très mauvais signal ».