Hainaut La commune a remis un avis favorable sur le projet d’extension du parc.

Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet d’extension du parc Pairi Daiza, les autorités communales ont également eu leur mot à dire. Moyennant une série de conditions, le collège a remis un avis favorable sur la demande de permis introduite par les responsables du domaine animalier de Cambron-Casteau (Brugelette).

Dans son avis, la majorité locale a cependant tenu compte aussi des griefs formulés par les riverains par rapport aux nuisances que ces derniers craignent de subir compte tenu du fait que le parc va s’étendre au-delà de son mur d’enceinte, dont une partie sera démolie, et dès lors se rapprocher des premières maisons du centre du village.

"Les responsables de Pairi Daiza ont bien compris qu’ils devaient revoir leur copie. Afin de préserver les habitants de la rue de la Crampe d’éventuels désagréments sonores et paysagers, nous avons pu convaincre nos interlocuteurs du parc de revoir à la baisse la hauteur du merlon qui sera construit parallèlement à la voirie précitée. Celle-ci est ramenée de 8 m à 3 m !", poursuit André Desmarlières.

Un dispositif antibruit

Parmi les autres aménagements conditionnant l’avis positif du collège figure une densité suffisamment importante de plantations sur et le long de ce merlon à végétaliser avec des espèces indigènes persistantes de nature à contribuer au dispositif antibruit.

"Nous avons encore demandé à Eric Domb de trouver une solution pour permettre aux visiteurs en provenance de la gare de Cambron-Casteau d’accéder au parc sans devoir emprunter les rues du village. Pour cela, il faudra que Pairi Daiza puisse convaincre Infrabel d’aménager un sentier sécurisé depuis les quais jusqu’à l’entrée du parc."

Alors que le dossier est désormais entre les mains du fonctionnaire délégué du SPW à qui reviendra la décision de délivrer ou pas les autorités nécessaires, une nouvelle enquête publique a démarré hier. Pairi Daiza a, en effet, sollicité l’obtention d’un autre permis pour l’agrandissement d’une station d’épuration ainsi que pour le stockage et la mise en décantation sur le site des Wespellières de terres provenant d’un étang asséché.

Pour rappel, le projet Wilderness pour lequel l’administration communale a enregistré une trentaine de réclamations lors de la dernière enquête publique prévoit la construction d’une cinquantaine de logements sous forme de lodges dans un environnement qui ne sera pas sans rappeler celui de la Colombie britannique.