Un village pour seniors

D.A. Publié le - Mis à jour le

Hainaut

Les travaux commenceront au printemps : dans le grand virage de la rue des Flaches qui relie le rond point du marcheur au centre de Gerpinnes, le plus grand complexe du troisième âge de l’Entre Sambre et Meuse va se construire à partir du mois de mars.

Le chantier comportera deux phases. D’une durée de 18 mois jusque fin 2014, la première consiste à aménager dans un parc arboré avec étang paysager un ensemble de deux maisons de repos de 120 et 60 lits ainsi qu’un centre de bien-être et de revalidation avec piscine, cabinets médicaux, salon de coiffure, pédicure et boutiques. La seconde phase achèvera le complexe, grâce à l’implantation d’une résidence service de 43 appartements.

Montant total de l’investissement : 25 millions d’euros, financés par les banques et un consortium de gestionnaires de petites maisons de repos. L’idée est de l’homme d’affaires montois Yves Lenoir, déjà actif dans le secteur. Il a convaincu cinq partenaires de le suivre dans cette aventure. Pas seulement en apportant de l’argent. C’est la somme de leurs expériences, leurs compétences, mais aussi leurs résidents et une partie de leurs équipes qui constitue la plus value majeure de l’opération. Elle concrétise deux ans de procédure et de concertation : après avoir acheté le terrain au groupe Loix en 2010, Yves Lenoir a confié le développement du programme au bureau Karbon 9 de Montignies-sur-Sambre.

Comme l’explique son manager Xavier Köttgen, " c’est l’architecte Sébastien Foresti qui y a travaillé ". A la satisfaction du collège de Gerpinnes. Son échevin de l’Urbanisme PS Alain Struelens confirme que "le projet répond à la fois à l’allongement de la vie et aux besoins de la population". Tout a été pensé pour agrémenter le séjour des aînés. Salons de rencontres spacieux, restaurants avec vue sur le parc, équipements de bien-être, fonctionnalité des espaces, accessibilité grâce à deux entrées depuis la route des Flaches, la résidence Bultia anticipe l’adoption de la réforme des maisons de repos.

Construire en zone inondable a demandé une étude hydrologique complexe aux auteurs de projet. "Elle a été confiée à l’ingénieur Xavier Massart du bureau d’étude BECI ", indique Xavier Kottgen.

Concrètement, il a fallu résoudre l’insoluble problème de l’évacuation des eaux dans ce bassin versant de 56 hectares. Solution préconisée : la création de zones d’inondation contrôlées et d’un bassin d’orage.

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