Hainaut

La zone de police de Mariemont s'inscrit dans la mobilité. La brigade d'intervention des communes de Manage, Morlanwelz, Chapelle et Seneffe, vient de créer une unité cycliste. Constituée de neuf policiers volontaires (tous grades confondus), elle aura pour mission d'aller vers le citoyen.

«La police est au service de la population, laquelle souhaite manifestement davantage de proximité, de visibilité et de convivialité: voir le policier et pouvoir communiquer avec lui, souligne le commissaire Francis Joncret, du service communication. Le vélo convient particulièrement pour les missions non urgentes, telles la surveillance des quartiers, les lieux très fréquentés (comme les marchés, les parcs, les places publiques) et/ou peu accessibles (les chemins de halage). Le vélo permet en outre de donner une image dynamique de la police auprès des jeunes et de la population.»

Déjà opérationnelle

Opérationnelle dès hier, la brigade - placée sous la direction du commissaire de police Didier Peeters - dispose actuellement de quatre vélos, dont deux de marque Smith & Wesson, connue pour ses armes à feu (à 1800 euros pièce). «Leurs interventions seront basées sur les besoins de chacunes des entités et, leurs patrouilles, régulières, seront programmées au jour le jour, ou en fonction des événements qui se seraient produits la veille ou au cours de la nuit», poursuit le commissaire.

L'idée de cette brigade qui, par ailleurs existait déjà à l'époque de la police de Morlanwelz, émane d'un groupe de policiers volontaires du service d'intervention, inspirés par d'autres zones (Gand, Anvers, La Louvière). Les neuf policiers volontaires sont âgés de 22 à 48 ans.

«Ils agiront en toute discrétion, rapidité et souplesse et leur présence sur le terrain leur donnera une sensibilité par rapport aux usagers faibles, par une connaissance des problèmes journaliers et des risques encourus par les cyclistes.»

En matière de proximité, cette brigade cycliste ne remplace pas les agents de proximité dont les zones de police manquent. «Elle pallie leur absence, précise Pascal Hoyaux, bourgmestre de Manage. Au départ, nous avions prévu un agent de quartier pour 2000 citoyens, mais nous n'avons pas les moyens budgétaires. Cette brigade comble en partie le problème, mais ne le règle pas.»

© La Libre Belgique 2006