Hainaut

Jacques Van Gompel ne siégera plus. L’ancien bourgmestre tourne une page longue de quarante-deux années. Le Conseil communal, c’était pour lui l’occasion de continuer le travail qu’il avait entamé pour la ville de son cœur en 1970. "J’ai le sentiment du devoir accompli, quand je regarde dans le rétroviseur" , précise l’ancien instituteur.

Elu pour la première fois en 1970, à Gilly, l’homme n’a eu de cesse de gravir les échelons politiques. Président des jeunesses socialistes dans les années 60, il participe à sa première élection communale à 23 ans. Le Conseil de Charleroi, il le connaît donc par cœur. Conseillé communal jusqu’en 1978, il revêt une casquette supplémentaire cette année-là. "Je suis devenu député. J’ai été réélu deux ans plus tard. Mais j’ai démissionné du Parlement en 1982, alors que j’y étais bien installé. Je voulais éviter le cumul des mandats. Je suis devenu échevin de la ville de Charleroi ."

En 1982 , le socialiste chapeaute les services de la Jeunesse et des Travaux, avant de devenir premier échevin, six ans plus tard. Pendant toutes ces années, l’homme est fier d’avoir pu marquer la vie de sa ville : "Je suis à la base de la création du service Jeunesse. J’ai également eu la lourde tâche de rassembler le service des Travaux qui était dispersé."

Celui que certains nomment "JVG" est également à la base de la création du service des Quartiers. "Je trouvais que c’était trop peu de se présenter devant les citoyens tous les six ans pour un homme politique. Il fallait avoir un lien permanent avec la population. L’écouter et tenter de répondre à sa demande ."

Bourgmestre faisant fonction en 1994, avant d’être élu maïeur en 2000, l’homme a aujourd’hui quelques regrets. "Ma véritable déception est ce qui m’a poussé à démissionner en 2006 de mes fonctions, alors que j’avais obtenu plus de 18 000 voix ."

Concernant le dernier Conseil de lundi, Jacques Van Gompel de préciser : " J’aurai aimé le diriger plutôt que simplement y assister ." Une phrase qui vaut toutes les conclusions