Hainaut

Pour la première fois et à une dizaine de jours de la décision cruciale des conseils communaux de Fleurus et de Farciennes, la Régionale Ecolo de Namur a décidé de s'exprimer sur le projet de création d'un dépôt de déchets nucléaires sur le site de l'IRE à Fleurus.

Hier, lors d'une conférence de presse, la régionale a expliqué pourquoi, selon elle, ce projet est également dangereux pour les habitants de la commune de Sambreville.

En quelques mots, ce projet consiste à construire des silos pouvant contenir des déchets faiblement et moyennement radioactifs, dans le cadre d'un stockage vertical, pour une durée de 300 ans minimum. En 2002, la ville de Fleurus s'est en effet montrée intéressée suite à la demande de l'Ondraf et du gouvernement fédéral qui recherche un lieu pour stocker des déchets nucléaires.

Décision le 23 février

Aujourd'hui, un avant projet est élaboré et les élus politiques devront se prononcer pour ou contre, le 23 février.

Ecolo a donc démontré que la construction aura des incidences pour les Sambrevillois.

« Le site est très proche de Moignelée et Keumiée, il est en surplomb de Sambreville, explique le secrétaire régional Georges Gilkinet. L'écoulement des eaux et les vents dominants se font vers Sambreville et enfin, la circulation du charroi nucléaire quotidien s'effectuera également via Sambreville.»

La régionale dénonce le manque d'information et de transparence sur le dossier qui est uniquement géré par les communes de Fleurus et de Farciennes.

« Nous sommes directement impliqués, et les conseillers communaux de Sambreville n'ont jamais reçu aucune information de la part des autorités politiques locales. Mais se sont-elles, elles-mêmes préoccupées du sujet?», se demande le secrétaire d'Ecolo.

Compensations financières?

Ecolo s'offusque contre les compensations financières que pourraient recevoir ces deux communes si elles acceptent le projet « alors que Sambreville en subira également les risques.»

La régionale dénonce également la faiblesse du projet: la zone est minière et donc instable, la population y est dense, la définition sur le taux de radioactivité reste flou.

La semaine prochaine, Ecolo interpellera le conseil communal sambrevillois sur ce domaine.

© La Libre Belgique 2006