Hainaut En attente d’un signe de la direction, les travailleurs bloquent le site.

La reprise des négociations chez Vesuvius s’est soldée par un échec. Les conditions de licenciement des employés restent inacceptables pour le front commun syndical. Les travailleurs bloquent le site.

Les diverses propositions mises sur la table par les organisations syndicales, lors de la reprise des négociations de lundi, n’ont pas eu d’échos auprès de la direction de l’entreprise.

Le front commun juge la situation inacceptable "pour une multinationale qui, en 2016, a réalisé un bénéfice de 102 millions d’euros, ont indiqué le Setca et la CNE dans un communiqué. Les conditions de départ proposées et en partie conditionnées au transfert de connaissance vers les travailleurs du Share Service Center sont inacceptables."

Enveloppe fermée

En attente d’un signe de la direction, les travailleurs, qui avaient déjà marqué un arrêt de travail jeudi dernier, bloquent le site. "Nous voulons négocier une prime de licenciement correcte ainsi que revoir à la hausse la prime pour la formation", a indiqué Marc Brichaux (Setca) au nom du front commun.

Et le syndicaliste d’ajouter : "Nous avons demandé l’ouverture de 200 000 euros d’indemnités de départ extra-légales pour les six travailleurs. Cette enveloppe reste, pour l’heure, fermée. Ce montant ne représente presque rien par rapport aux bénéfices de l’entreprise. Et il faut se rendre compte que les employés qui seront licenciés ont accepté de former des travailleurs polonais qui prendront leur place à terme."

Restructuration

La direction de l’entreprise a annoncé en mai dernier une restructuration qui concernerait neuf postes de travail d’employés dont six licenciements secs. La direction de l’entreprise entend délocaliser certaines tâches en Pologne.