Hainaut Notre vice-championne d’Europe juniors a entamé sa formation militaire, ce lundi matin, à Arlon.

C’était le jour J, ce lundi, pour Lois Petit. Accompagnée par Toma Nikiforov, notre vice-championne d’Europe juniors s’est, en effet, engagée à l’armée. Partie de Tournai à 5h30 avec son frère, Loic, et un ami, Lois est arrivée… trois heures plus tard, à Arlon, où elle a donc passé la première journée de sa formation militaire. Et elle devait avoir le cœur bien accroché, dans le froid et sous la pluie, avec son sac presque aussi grand qu’elle.

Briefing, tests médicaux, signature du contrat, essayage de la tenue : Lois n’a pas chômé. Comme, du reste, la trentaine de jeunes recrues avec lesquelles elle suivra une instruction de dix semaines, débouchant sur le statut de militaire et, surtout, sur la qualité de sportif d’élite. Cette situation lui permettra de vivre sa passion du judo en lui assurant un avenir professionnel.

Un choix que Toma Nikiforov a posé il y a quatre ans… “Avec l’Armée, je ne dois pas me tracasser pour avenir puisque, une fois ma carrière sportive terminée, je garderai mon emploi !” explique le Bruxellois.

Statistiquement, 50 % des sportifs ayant opté pour une carrière militaire la poursuivent après avoir rangé leurs spikes, leurs kimonos ou leurs maillots. Mais Lois Petit n’est qu’au début de cette nouvelle expérience de vie, elle qui a terminé ses études secondaires en juin. “J’avais une appréhension avant d’arriver, mais elle a totalement disparu quand j’ai vu que je n’étais pas la seule fille. Et puis, la présence de Toma est rassurante. Il est passé par là… Il m’a dit de ne pas lâcher, de ne pas pleurer, mais je n’en ai pas l’intention car c’est mon choix. Et je l’assume ! J’ai envie d’apprendre. En fait, j’ai surtout peur de rater cette formation…” confie la Tournaisienne, soutenue par ses parents et par la Fédé.

“Toma m’a dit, entre autres, que je devais oublier le judo pendant dix semaines. Pour moi, ce sera un peu plus long. Avec les vacances de fin d’année, que je pourrai passer en famille, je serai à Arlon jusque fin février. Ce qui empiète sur ma saison 2018, mais le staff fédéral m’a dit de ne pas m’inquiéter.”

Une fois sa formation réussie comme d’autres judokas avant elle, Lois bénéficiera des conditions idéales pour s’entraîner. Avec l’École royale militaire pour affectation, elle n’aura pas trop d’obligations, si ce n’est de prester au plus niveau et ainsi soigner l’image de l’armée.

En attendant, la tigresse des tatamis devra bien se couvrir cet hiver car les marches et les bivouacs s’annoncent éprouvants. “Dormir dans une tente minuscule, à côté d’un inconnu, fut le plus dur pour moi qui suis un gars de la ville ! Mais je ne doute pas des capacités d’endurance de Lois…” conclut Toma, en grand frère du jour.

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