Hainaut

L’actualité politique du mois de décembre dernier était centrée autour de la zone de secours de Wallonie picarde (Zswapi). En effet, alors que le budget de la Zswapi pour cette année 2018 devait être voté, il n’y avait pas eu l’unanimité des bourgmestres des communes constituant la zone.

"L’ensemble des bourgmestres de la zone de secours était bien d’accord sur le montant du budget", rappelle Paul-Olivier Delannois, président de la Zswapi. "Ces derniers n’étaient cependant pas tous d’accord sur la clé de répartition. Faute d’unanimité, nous avons dû nous en remettre au gouverneur de la province de Hainaut."

Evidemment, la décision du gouverneur n’allait pas être miraculeuse et donc mettre tout le monde d’accord. Ainsi, le critère favorisé pour la clé de répartition aura été celui de la population. Un critère qui s’avérera être défavorable pour certaines communes, à l’image d’Antoing, de Bernissart, de Comines-Warneton, de Lessines, de Leuze-en-Hainaut et de Péruwelz.

Recours rejeté

Les bourgmestres de ces six communes avaient, après avoir porté le problème devant leur conseil communal respectif, décidé de déposer un recours auprès du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), contre la décision prise par le gouverneur de la province de Hainaut.

Le ministre a finalement tranché et cela ne fera pas plaisir aux bourgmestres concernés. "Le recours introduit contre l’arrêté du 13 décembre 2017 du gouverneur de la province de Hainaut fixant les dotations communales 2018 pour la zone de secours de Wallonie picarde est rejeté", déclare le ministre de l’Intérieur dans un courrier adressé aux différents bourgmestres concernés.

Une décision qui ne surprend pas le président de la zone de secours.

"J’ai toujours dit que ce recours ne servirait à rien. Le miracle n’a donc pas eu lieu. Les bourgmestres concernés ont donc toujours l’occasion d’effectuer un nouveau recours auprès du Conseil d’Etat. Il est vrai qu’auprès de cet organisme, la moindre virgule mal placée peut tout changer. Cependant, même si je suis incapable de présager l’avenir, je ne pense pas que cet éventuel nouveau recours changera grand-chose."

Paul-Olivier regrette évidemment cette situation. "Je peux comprendre la frustration des uns et des autres vu l’écart parfois important des dotations selon les communes. Preuve qu’un accord unanime aurait évidemment été préférable…"