Gazette de Liége Le week-end des 24 et 25 août prochains, ils seront près de 1200, venus des quatre coins de la Belgique, à tenter de réussir un véritable défi. À savoir parcourir en équipe de quatre une distance de 100 kilomètres et ce en maximum 30 heures. Considéré comme " le plus grand défi d’équipe au monde", l’Oxfam Trailwalker - c’est le nom de cet événement mondial puisqu’il se déroule dans une dizaine de pays - est organisé pour la sixième année consécutive en Belgique. Cette année, c’est le cadre bucolique des Hautes Fagnes, à l’est de la province de Liège, qui a été choisi et que les marcheurs et autres coureurs auront à cœur de découvrir lors de cette manifestation sportivo-solidaire. Car l’Oxfam Trailwalker est également une marche parrainée puisque chaque équipe participante - elles seront près de 300 cette année - doit avoir récolté au minimum 1500 euros d’ici au week-end des 24 et 25 août prochains. Les dons récoltés seront reversés à Oxfam Solidarité afin de pouvoir mener à bien des projets humanitaires dans les pays du Sud. C’est ainsi que le défi que constitue l’Oxfam Trailwalker ne se limite pas aux 100 kilomètres qui seront parcourus d’ici peu désormais puisque les participants se seront au préalable donnés sans relâche tout au long de l’année en organisant des événements plus originaux les uns que les autres. L’Oxfam Trailwalker, ce sont aussi près de 350 bénévoles dévoués corps et âme à cet événement et bien entendu une flopée de supporters plus acharnés les uns que les autres.

Parmi les près de 300 équipes engagées, on compte cette année une soixantaine d’équipes issues de la province de Liège, ce qui n’est pas rien. Et parmi ces dernières, certaines ne manquent pas de retenir l’attention comme les deux équipes dénommées "Les pots ardents". Deux équipes qui ont la particularité d’être composées d’agents communaux liégeois. À la tête d’une de ces deux équipes, Charlotte Cauwe nous explique leur démarche et nous en dit un peu plus sur leurs motivations. "Cela fait trois ans que, par notre intermédiaire, la Ville de Liège participe à l’événement, raconte-t-elle. Et en ce qui me concerne, cela fait également la troisième année que je participe". Son équipe est mixte et composée de deux femmes et de deux hommes, lesquels sont à la fois quadragénaires et quinquagénaires. Preuve que l’Oxfam Trailwalker n’est pas réservé qu’aux jeunes, que du contraire même… "Ce qui est amusant, poursuit Charlotte Cauwe, c’est que les femmes restent d’une année à l’autre mais pas les hommes…". Même si elle est une habituée de la manifestation, cette dernière souligne tout de même l’importance de l’effort, "semblable à celui d’un marathon", estime-t-elle. Car à la course proprement dite, à laquelle elle dit s’être préparée en équipe à raison d’un jogging par semaine, s’ajoute l’organisation d’événements en vue de récolter des fonds, lesquels se chiffrent pour les deux équipes "Les pots ardents" à 1700 et à 1900 euros. "Cette année, nous avons pu compter sur une aide du collège communal", précise Charlotte Cauwe.

Les entreprises privées sont également investies dans l’Oxfam Trailwalker par le biais de leurs employés. C’est le cas notamment de la société Lampiris qui compte cette année deux équipes. À la tête de l’une d’elles et âgée de 27 ans, Elisabeth Dauby insiste elle aussi sur la préparation nécessaire. "Nous nous sommes beaucoup entraînés en équipe en faisant différentes courses ainsi que des morceaux du parcours. Et pour ma part, j’ai couru à raison de cinq fois par semaine", raconte-t-elle. Son équipe a également pu compter sur de généreux donateurs puisqu’elle fait état de quelque 3300 euros récoltés.