Gazette de Liége Après restauration, l’église liégeoise aura une double affectation, culturelle et touristique.

Il y a quelques jours, nous avons fait état de l’aide apportée par la Région wallonne pour la rénovation du Grand Théâtre de Verviers. Cette aide de 13 millions avait été effectuée dans le cadre d’un accord-cadre.

Ce n’est pas la seule aide de ce type accordée à un monument de la province de Liège. Ainsi, la Région vient d’accorder une aide de 15 millions d’euros à l’église Sainte-Croix de Liège.

Classée comme monument en 1936 et reconnue patrimoine exceptionnel de Wallonie en 1997, la collégiale liégeoise a été fondée entre 976 et 986 par l’évêque Notger.

Située sur un promontoire rocheux, cette église gothique, fermée au public depuis 2005 est dans un piteux état. Elle présente néanmoins un grand intérêt patrimonial au regard des travaux d’embellissement ou de restauration des XIXe et XXe siècles, et ce tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.

L’accord-cadre, d’un montant global de 15 millions d’euros pour une durée de 10 ans (soit dix tranches annuelles de 1,5 million), permettra à la Ville de Liège de couvrir les travaux et études, les frais généraux, la révision des prix et les dépassements éventuels pour la mise en œuvre du projet de restauration. Le coût global des travaux et honoraires est estimé quant à lui à 20 125 000 euros.

Il s’agira d’intervenir sur les couvertures, les charpentes, les maçonneries (voûtes et murs), les menuiseries en bois, les éléments en stuc, les éléments décoratifs et artistiques, les sols…

Après restauration, l’édifice religieux aura une double affectation. Cultuelle d’abord puisque l’église deviendra un centre œcuménique chrétien qui rassemblera toutes les religions : l’Église catholique, anglicane, protestante, orthodoxe grecque, orthodoxe slave…

La fonction touristique de la collégiale impliquera un équipement d’informations sur l’église, ses trésors, ses décors et sur le patrimoine religieux de Liège ainsi que l’organisation d’un accueil quotidien des visiteurs.

Pour rappel, un accord-cadre est un contrat qui lie la Région avec le maître d’ouvrage. Le gouvernement arrête le contenu et les modalités de mise en œuvre des accords-cadres qui fixent la durée et le calendrier de réalisation des travaux de restauration et qui, en fonction de leur ampleur, s’étalent sur plusieurs années. Ils déterminent ensuite l’intervention globale et annuelle de chaque partie dans le coût de ces mesures.

Les moyens mis en œuvre renforcent l’activité économique des PME et des artisans spécialisés en matière de restauration. Il s’agit d’un complément aux mesures développées dans le cadre de l’alliance patrimoine-emploi qui vise à améliorer la qualité des travaux sur les chantiers de restauration et le taux d’emploi dans le domaine de la construction.