25 hectares en vue à Bressoux

Bruno Boutsen Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége

Lundi soir, l’hôtel de Ville de Liège abritait le dernier Conseil communal de la législature. C’était donc un menu relativement copieux qui attendait les conseillers mais aucune décision importante n’était prévue. Si ce n’est toutefois, en toute fin de séance, une décision de principe prise à l’unanimité du Conseil communal et inscrite dans le cadre de la candidature de la Ville à l’organisation de l’Exposition internationale 2017.

L’idée, ainsi que l’a explicité le bourgmestre Willy Demeyer (PS) en préambule, est que la Ville prenne un droit réel, via un bail emphytéotique, sur un site de 25 hectares localisé dans le quartier de Bressoux-Droixhe. Pour rappel, c’est à Coronmeuse, sur un site de 25 hectares, que la Ville entend organiser l’Expo 2017 et accueillir les pavillons des pays exposants, certains parkings, des infrastructures Horeca ainsi que les services de l’Expo. "Mais il convenait d’adjoindre à ce site une autre zone suffisamment vaste pour héberger tant la Fil (NDLR : la Foire internationale de Liège) que la zone logistique de l’Expo et les parkings navettes et bus amenant le public à l’Expo", a précisé Willy Demeyer. Lequel a également fait référence au projet du tram et à la volonté d’implanter le centre de maintenance ainsi qu’un parking relais de 800 places sur le site de Bressoux.

Le site défini correspond à l’ensemble des terrains de l’ancienne gare de Bressoux, soit environ 20 hectares, et à une bande de terrains de cinq autres hectares les reliant à l’autoroute E25 toute proche. Le Conseil communal de lundi soir devait entériner la décision de procéder à l’acquisition des droits réels sur une partie des terrains situés à Bressoux. La Ville se base pour ce faire sur une évaluation notariale reçue en juillet dernier après qu’elle ait sollicité au printemps une offre de la SNCB, propriétaire desdits terrains. À la même époque, la Spaque et son ministre de tutelle, à savoir Philippe Henry (Ecolo), ont également été contactés. En effet, les terrains concernés sont tous pollués à des degrés divers et font l’objet d’études de sol. Et la condition d’acquisition, qui en l’espèce est "une condition résolutoire" - dixit Willy Demeyer -, posée par la Ville est que ces terrains soient entièrement dépollués tant via un budget propre de la Spaque qu’en recourant aux fonds Feder.

Du côté de l’opposition, si l’on est d’accord sur le principe, on insiste toutefois sur "la nécessité de pérenniser cet investissement important", ainsi que l’exprime Christine Defraigne (MR), puisqu’il s’agit tout de même d’un montant colossal de 15 millions d’euros pour l’ensemble du site dont la moitié est soumise à bail emphytéotique. Sur ces 12,5 hectares, la Ville devra payer à la SNCB, via ses fonds de réserve, quelque 150000 euros par an durant 50 ans, ce qui n’est pas rien. Le bourgmestre a donc tenu à insister sur l’attitude "visionnaire et volontariste" qui est selon lui celle de la Ville en la matière, disant par ailleurs attendre la prise de position du ministre Henry.

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