Gazette de Liége  Le CA de l’hôpital liégeois l’a validé : nouvelle tour et nouveaux parkings.

Ce n’est pas tous les jours qu’on valide pareille décision, même pour une institution comme le CHU de Liège, parmi les plus gros employeurs de la région. Ce mercredi en soirée, en effet, le conseil d’administration de l’hôpital universitaire a officiellement acté des investissements de l’ordre de 295 millions d’euros, concrétisant ainsi une conséquente partie du plan stratégique Cap 2020.

En marge du nouvel institut de cancérologie (nouvelle tour 6), on parle de nouveaux parkings, d’un tout nouvel accueil polyclinique avec de nouvelles zones d’accueil spécifiques à chaque secteur, de quatre nouveaux blocs opératoires, de 32 nouveaux boxes de consultations mais aussi d’une extension de la clinique Notre-Dame des Bruyères… et d’une septième tour !

La capacité d’accueil n’est plus suffisante

Au CHU de Liège, le constat est clair : le taux de fréquentation augmente depuis des années et la capacité d’accueil n’est plus suffisante. Le parking saturé le prouve tous les jours tout comme l’accueil polyclinique. "En 2017, nous avons accueilli 840 000 patients en consultation, nous voulons augmenter les possibilités techniques de répondre à ces demandes", explique Julien Compère, administrateur-délégué de l’hôpital liégeois. Une saturation qui se vit aussi particulièrement au niveau des urgences… Sur ces dix dernières années, le service a continué à augmenter son activité de 1,7 %. En 2016, on a ainsi comptabilisé 46 750 admissions.

Grâce à une autre nouvelle tour, qui serait située à l’arrière de l’hôpital, sur l’actuel parking des urgences, le CHU de Liège espère trouver un nouveau souffle. Ici, deux étages sont prévus pour les urgences, aux niveaux 0 et -1. Dans cette logique de regroupement toujours, le niveau +1 doit accueillir un tout nouveau centre des brûlés, "accueillant à la fois les patients hospitalisés, les urgences et les patients ambulants".

Grosse révolution pour le CHU, cette septième tour accueillera aussi la pédiatrie, qui sera transférée du site des Bruyères vers le Sart-Tilman, la gynécologie obstétrique ainsi que la maternité, sur deux étages. Le tout sera coiffé d’un héliport. Coût : 60 millions pour 24 000 m² et une logique de réseaux rencontrée. Comme le souligne Julien Compère, "l’objectif de ce redéploiement est de concentrer la prise en charge de l’ensemble des pathologies tertiaires sur le site du Sart-Tilman".Marc Bechet