Gazette de Liége La commune a acheté un terrain, près de la gare de Remouchamps.

Il y a quelques semaines à peine, l’échevin libéral Christian Gilbert (Ensemble) était pointé du doigt pour un dossier… fâcheux. Entrepreneur de parcs et jardins de profession, l’homme s’était en effet rendu coupable de différents dépôts de déchets verts (récoltés durant son travail), dans cette carrière située à Remouchamps.

Aujourd’hui, l’homme nie farouchement avoir commis une faute grave. Il a d’ailleurs immédiatement réagi… "J’avais obtenu une sorte de tolérance par le DNF il y a 15 ans. J’ai désormais régularisé la situation en nettoyant le site mais aussi en obtenant un droit sur ce terrain pour une durée de 10 ans." Avec avis positif du DNF.

Ce cas vécu par l’échevin d’Aywaille est toutefois un obstacle auquel de nombreux citoyens se sont déjà confrontés : faire son jardin, embarquer une importante quantité d’herbes et de branchages dans une remorque… et se faire refuser l’accès du parc à conteneurs d’Intradel car la quantité apportée dépasse le m3 réglementaire (ou parce que le conteneur "déchets verts" est tout simplement rempli).

Dans la commune d’Aywaille, qui compte de nombreux espaces verts publics, on n’ignore pas ce problème mais le collège échevinal planche déjà sur un projet qui pourrait profiter à tous les citoyens, non sans apporter une solution durable pour l’ensemble de la commune : un parc de valorisation des déchets verts.

Déjà, Aywaille a acheté un terrain qui devrait accueillir ce projet, au bout de l’ancienne gare de Remouchamps. Christian Gilbert, qui connaît bien le secteur, de par son activité professionnelle, nous détaille ce beau dossier.

Pour tous les habitants

"L’idée serait de développer ici un espace où tous les déchets verts de la commune pourraient être apportés mais aussi, c’est ça qui est intéressant, valorisés", explique l’échevin. "On pourrait donc, sur place, transformer cet apport en terreau, voire en bois recomposé. On pourrait en effet broyer les branchages pour en faire des plaquettes de bois."

Outre le caractère pratique du projet, l’échevin souligne le caractère durable de cette récupération; tant d’un point de vue écologique que d’un point de vue économique… "En effet, ces produits fabriqués sur place pourraient ensuite être réutilisés par nos services communaux." La boucle est bouclée. Qui plus est, le projet générerait logiquement de l’emploi local.

A noter que cet outil purement communal pourrait être utilisé par les services communaux mais aussi par les particuliers.