Gazette de Liége L’exercice devra être à nouveau effectué en janvier car des données sont clairement manquantes.

Un budget est, par essence, prévisionnel. Mais cette fois, il l’est d’autant plus pour la Ville de Seraing qui devra très certainement affiner les chiffres dès janvier "en raison de facteurs exogènes, non imputables aux décisions prises par la Ville, facteurs qui viennent influencer ce résultat. Il s’agit notamment du tax-shift fédéral, de la cotisation de responsabilisation et du subside Grandes Villes, ainsi que des remboursements aux entreprises sidérurgiques qui ont obtenu des dégrèvements du SPF Finances. Ces facteurs impliquent la nécessité de puiser dans les réserves à hauteur de 4 323 000 euros pour équilibrer un budget confectionné de manière réaliste en tenant compte des risques potentiels". C’est ce qu’explique Alain Mathot qui indique que ce budget ne prévoit ni impôts revus à la hausse ni licenciements économiques, sans toucher à la qualité des services.

Les dépenses augmentent

Alors qu’est-ce qui cloche ? D’abord, des dépenses qui augmentent pour plus de 2,45 millions d’euros, surtout les dépenses de transfert (déficit d’Interseniors, du CHBAH, équilibrage du budget du CPAS). Ensuite des recettes qui ne suivent pas la courbe des dépenses. Moins d’IPP (322 000 euros) à cause du tax-shift, plus de PRI (764 000 euros), moins de subsides Grandes Villes (un million) à confirmer et plus de dotation du fond des communes (1,28 million d’euros). "Pour ce qui concerne la taxe industrielle compensatoire, il est déjà tenu compte d’une réduction de 600 000 euros pour anticiper les futures exonérations des entreprises sidérurgiques", ajoute le futur ex-bourgmestre PS.

De quoi permettre au MR et au PTB de fustiger une dernière fois le budget lors de cette législature. "Un budget Tatayet, souligne Fabian Culot jamais avare de bons mots. M. Mathot, vous parlez, vous présentez, vous pensez et le 3 décembre, vous ne serez plus là. On aurait voulu savoir ce qu’on allait faire de ce budget. Vivement la déclaration de politique communale". Elle est attendue avec impatience également par le PTB qui considère ce budget comme un budget d’austérité. "On pensait qu’il y aurait d’autres orientations, essentiellement dans le budget extraordinaire. Ce n’est pas le cas".