Gazette de Liége Trois conseillères démissionnaires, plainte pour harcèlement, pas d’alternative…

Décidément, outre les polémiques autour du centre commercial (page précédente), rien ne va plus à la tête de la commune de Soumagne. La majorité PS-CDH se fissure de plus en plus et du côté de l’opposition, tant MR qu’Ecolo, on considère, au vu de la situation chaotique, qu’il ne faut mieux pas s’aventurer dans une éventuelle majorité alternative.

C’est surtout au sein du PS, qui possédait encore il y a quelques semaines 14 sièges sur 25, que les tensions se sont révélées au grand jour. Le conflit entre la bourgmestre Chantal Daniel et les membres du collège ne date pas d’hier, mais il s’est amplifié lors du conseil du 22 mai.

En effet, ce jour-là, la bourgmestre et trois conseillères socialistes, accompagnés de deux conseillers CDH, ont voté favorablement avec l’opposition la nomination de la nouvelle directrice générale, et ce contre l’avis du reste de la majorité.

Une autre majorité ? Difficile…

Depuis lors, la bourgmestre a démissionné du PS avant d’être imitée quelques jours plus tard, le 6 juin, par les trois conseillères socialistes Margaux Bomboir, Alexandra Fuente et Marielle Thomassin.

Ces démissions en cascade n’ont pas apaisé l’atmosphère. Selon "La Meuse", Chantal Daniel a décidé vendredi de déposer plainte pour harcèlement moral contre plusieurs socialistes soumagnards.

Du côté de l’Union socialiste communale, on indiquait mardi, "ne pas avoir eu vent de la plainte, et l’avoir découverte dans la presse", selon le président Alain Jehay.

Du côté de l’opposition, Benjmain Houet, conseiller du Mouvement réformateur, explique que son parti ne souhaite pas "rentrer dans des conflits de personnes et prendre part dans une éventuelle majorité alternative, qui serait de toute façon très difficile à monter".

Anne-Catherine Martin, conseillère Ecolo, livre aussi son analyse : "La situation est très problématique , tous les dossiers sont imbriqués dans ces affaires de querelles personnelles, qui passent avant le bien-être des citoyens et du personnel communal . Du côté d’Ecolo, on est en colère. Les choses sont devenues ingérables. Il ne nous semble donc pas opportun pour l’instant de rentrer dans une majorité alternative".