Gazette de Liége

On a appris ce week-end le décès, survenu jeudi, de l’écrivain wallon Albert Maquet, emporté par une embolie pulmonaire. Dans le registre poétique où il s’illustra particulièrement, c’est un contemporain capital qui s’en va avec lui.

Né à Ougrée en 1922, celui qui a tant enrichi les lettres liégeoises était aussi professeur émérite de l’Université de Liège. Il y enseigna la langue et la littérature italiennes après avoir été parfaire ses études de philologie romane à l’Université de Turin. Mais le grand combat de sa vie fut bien pour les parlers de nos régions. Dès 1956, il était élu à la Société de langue et de littérature wallonnes.

"Dans le domaine de la poésie, il était un des trois meilleurs auteurs wallons à mon sens, nous dit l’écrivain Jean Brumioul, qui l’a bien connu. C’est sur ce plan-là que se situe son premier apport. Il a aussi écrit pour le théâtre, mais c’était des choses originales, trop pour être jouées souvent".

Parmi ses recueils, citons notamment "Calipsô" (éd. La Trace, Seraing), "Sins rîmes ni rame" (éd. micRomania, Charleroi) et aussi ses "Poèmes de l’Antiquité grecque et romaine adaptés en wallon liégeois" (même éd.). Sa bibliographie comprend également de nombreux ouvrages et articles d’érudition. "Il défendait une idée du wallon "supérieure", explique Jean Brumioul. On peut dire un peu élitiste, dans le bon sens du terme".

L’incinération aura lieu jeudi à 14 h. 15 à Robermont.