Gazette de Liége

Le travail reprendra le 10 novembre au sein du Mistral, ce centre pour autistes adultes situé à Saint-Georges, au terme de 50 jours de conflit qui ont vu la directrice de l'institution, fortement décriée pour son management tant par le personnel que par les familles, licenciée par le conseil d'administration qui a également décidé de réintégrer un travailleur écarté pour violence envers un résident, a-t-on appris auprès de Berenger Tsingos, secrétaire permanent CGSLB. Depuis le 21 septembre dernier, le personnel de l'ASBL était en grève. Il dénonçait la nouvelle politique managériale instaurée par la direction depuis 18 mois. Les syndicats évoquaient "un despotisme" et des "manœuvres de harcèlement" de la direction envers le personnel mais aussi les résidents désormais soumis à des mesures pédagogiques nouvelles "sans connaissance préalable de la structure et du terrain".

L'accord prévoit que les référents communs entre les parties (travailleurs, CA, direction) résident dans le projet pédagogique accepté en 2009, le règlement de travail et le règlement d'ordre intérieur.

Dans l'attente de la désignation d'un nouveau directeur, le conseil d'administration, avec l'aide d'un pool, réalisera la transition et mettra par ailleurs une mission de supervision en place afin de "rétablir ou construire une vision pédagogique commune afin d'actualiser le projet pédagogique ou le plan de formation du personnel."

Enfin, le travailleur licencié pour faute grave à la suite de violences sur un résident sera réintégré mais se verra infliger une sanction adaptée au contexte particulier afin de ne pas banaliser le comportement qui fut le sien.

L'ASBL Mistral, créée en 1994, compte une trentaine de travailleurs et 30 résidents. La dernière grève au sein de l'institution remontait à 2003.