Gazette de Liége L’échevin du Tourisme Xavier Ehlen assume cette carte de visite. 

Entretien Marc Bechet

Plus de 100 000 visiteurs par an aux grottes de Remouchamps, plus de 300 000 au Monde sauvage et même plus de 500 000 promeneurs qui longent chaque année le seul torrent de Belgique, le Ninglinspo… : tout cela à Aywaille.

Certes, le tourisme ardennais s’est déjà mieux porté mais à Aywaille, on mise aussi et surtout sur le tourisme… à vélo. Autoproclamée capitale du vélo voici quelques semaines à peine, Aywaille sait que le deux-roues est un de ses atouts majeurs.

Le passage de Liège-Bastogne-Liège, avec la célèbre Redoute, n’y est bien sûr pas étranger. Alors que la Flèche wallonne traversait Remouchamps ce mercredi et que la Doyenne s’annonce torride dimanche, Xavier Ehlen, échevin du Tourisme, a répondu à nos questions…

Comment Aywaille prépare le passage de telles courses ?

Nous ne sommes pas les organisateurs principaux bien sûr, mais il y a un gros travail de coordination, entre les différents bénévoles, les associations… Avec l’échevin des Sports Christian Gilbert, nous faisons de nombreuses réunions pour que le passage dans la commune se fasse de la meilleure des manières, c’est-à-dire aussi en réduisant les nuisances pour la population. Et la coordination avec la police est aussi constante.

Quelles sont les sommes dépensées à cet égard ?

Il n’y a pas d’argent sonnant et trébuchant dépensé mais plutôt une mobilisation de plusieurs services de la commune; au niveau de la sécurité et de la mobilité principalement. C’est une contrainte pour nous mais c’est notre volonté de le faire.

Car il y a du bénéfice à le faire… dans quels secteurs principalement ?

Il y a des impacts directs et indirects mais très clairement le secteur Horeca est le principal bénéficiaire. Avec le nouvel hôtel au pied de la Redoute, c’est une évidence, idem pour les terrasses et d’autres hôtels qui affichent complets. Et puis il y a tout ce qu’on ne chiffre pas directement; l’important pour nous est que les gens qui viennent à Aywaille aient envie d’y revenir. Il y a du retour toute l’année sur les gîtes, sur les commerces aussi, dont les grandes surfaces.

Des retours négatifs aussi ?

Ces courses engendrent bien sûr des nuisances, surtout au niveau de la mobilité, c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mieux cadrer tout cela [ndlr : lire ci-dessous].

En tant qu’échevin du Tourisme, le cyclisme reste donc la plus belle "carte de visite" pour la commune ?

Cela permet effectivement pour nous d’avoir un vrai impact et surtout de la visibilité. Même s’il faut éviter les nuisances, nous sommes convaincus que pour Aywaille et pour notre tourisme, c’est très important.