Gazette de Liége Les finances communales affichent 944 000 euros de boni, mais cela n’empêche pas les critiques du MR.

Tant que la caserne ne sera pas payée, et il faudra encore sortir 9 millions sur les 13 prévus pour son achat, le budget ressemblera toujours à un casse-tête chinois à Blegny. L’exercice de décembre est donc toujours très virtuel et ne prend sa pleine mesure qu’au printemps. Et cette année, les hirondelles le font puisque le compte 2016 dégage un boni de 944 000 euros. Grâce essentiellement au lissage des retards de remboursement de l’IPP.

Mais après les bonnes nouvelles, la mauvaise: la perte pour le budget 2017 de 400 000 euros équivalents à la mainmorte. "Quand un bien appartient à l’Etat, il est exonéré de précompte immobilier et on recevait des compensations. Mais vu que la caserne nous appartient désormais, on ne perçoit plus ces compensations. C’est bien d’avoir l’esprit d’entreprise manifestement", glisse au passage Marc Bolland, le bourgmestre PS qui constate aussi que cette augmentation de patrimoine sur la commune lui fait perdre 100 000 euros au fonds des communes. "Ces 500 000 euros, c’est 1 % à l‘IPP et on ne touche pas aux taxes !"

Quant au précompte immobilier de la caserne, il devrait se régler pour l’été et la commune, qui a payé près de 1,4 million, espère en retoucher 686 000. Blegny retrouve donc des liquidités pour des projets dans ses villages, pour ses écoles mais surtout la caserne de Saive, ce qui fâche le MR. Bien que Silvatien, Luc Warichet, qui estime que ce projet aura un rayonnement dépassant Blegny, souligne quand même "que 84 % des projets de la commune tournent autour de cette caserne, ce qui laisse peu de place aux autres villages." Les réformateurs estiment aussi qu’il s’agit d’un budget à risque car lié à des ventes éventuelles de bâtiments.

Deux remarques que le bourgmestre Marc Bolland a beaucoup de mal à entendre. "On a investi ailleurs qu’à Saive. On vient de réaménager tout Barchon en 4 ans. On a des projets à Saint-Remy, des travaux en cours à Blegny. Quant au risque, il est lié à la trésorerie que vous, MR, avez votée dès le départ. Il est lié à la vente des bâtiments…"

Et logiquement, dès juin, les ateliers et le lotissement Cahorday devraient rapporter 2,8 millions…