Gazette de Liége

25 hectares en vue à Bressoux", titrait récemment la "Gazette de Liége" (voir notre édition du 5 septembre dernier) relativement à la volonté de la Ville de procéder à l’acquisition via un droit réel des terrains entourant l’ancienne gare du quartier. Un site d’une vingtaine d’hectares propriété de la SNCB sur lesquels la Ville envisage d’implanter tant le centre de maintenance du futur tram liégeois que la zone logistique nécessaire à la tenue de l’Expo 2017. Ainsi qu’expliqué à l’époque par le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), "il convenait d’adjoindre au site de Coronmeuse une zone suffisamment vaste pour héberger tant la Fil que la zone logistique de l’Expo et les parkings navettes et bus amenant le public à l’Expo". Le Conseil communal, en sa dernière séance de la législature écoulée, a marqué à l’unanimité et malgré quelques réserves de l’opposition son accord de principe sur une telle acquisition. Une acquisition qui, si elle n’est pas encore effective, doit se faire via un bail emphytéotique sur base d’une offre de la SNCB et d’une évaluation notariale sollicitée par la Ville. Coût, élevé, pour cette dernière : 150000 euros par an à payer à la SNCB durant 50 ans.

Si SNCB et Ville se sont enfin mises d’accord au sujet de l’acquisition du site de la gare de Bressoux, la "condition résolutoire" fixée par celle-ci étant la dépollution des terrains par la Spaque, il n’en demeure pas moins que ce dossier est complexe. En effet, le site fait l’objet de deux projets, à savoir une réhabilitation dans le cadre des "sites à réaménager" (SAR) identifiés par le gouvernement wallon ainsi qu’un projet Feder de création d’un micro-zoning. Depuis 2007, c’est la Spi, l’agence de développement économique de la province, qui pilote ce projet Feder. L’équipement des terrains concernés ainsi que leur dépollution, dont est chargée la Spaque qui a déjà entrepris des études de caractérisation des sols, sont prévus dans ce cadre. Les projets, qu’il s’agisse du SAR pour lequel le budget est de six millions d’euros, ou de la fiche Feder, ont des échéances serrées compte tenu de la perspective de localiser sur le site le centre de maintenance du tram et la zone logistique de l’Expo 2017. Et si l’acquisition par la Ville - et non par la Spi, laquelle doit aussi acquérir plusieurs hectares - de la moitié des 25 hectares concernés semble ne plus poser de problème, il n’en demeure pas moins qu’elle ne constitue pas l’idéal selon le ministre Henry.

Dans un courrier datant de juin dernier, celui-ci déclarait d’ailleurs à ce propos : "Construire un dépôt et un atelier d’entretien du tram, une zone d’activité économique et un park-and-ride sur un terrain dont la Ville ou la Région n’ont pas la pleine propriété pose problème". En outre, un problème non encore réglé à ce jour a trait au déménagement des installations des sociétés Médart et Oxyméco, présentes sur le site, et à la mise à disposition de ces parcelles. Il est prévu que lesdites sociétés libèrent les terrains pour la fin de l’année afin de permettre une réhabilitation et une dépollution du site dès mi-2013.