Gazette de Liége

C’est hier matin que devaient se réunir une nouvelle fois les représentants de la Société de développement de Liège-Guillemins (SDLG), portée sur les fonts baptismaux en avril 2009 et chargée depuis près d’un an d’assurer le développement immobilier et urbanistique du quartier des Guillemins.

Un développement, consistant tout d’abord en des travaux - promis de longue date - de réalisation d’une nouvelle place devant la gare TGV, qui tarde pour le moins à être effectif. Et pour cause : les partenaires publics concernés par le développement de ce quartier, soit essentiellement la Ville et la SNCB, laquelle dispose pour rappel d’environ un tiers des terrains contenus dans le périmètre de remembrement urbain des Guillemins, sont incapables de se mettre d’accord.

Ce mercredi, une fois de plus, la Ville a fait le point lors d’une nouvelle réunion de la SDLG sur l’état d’avancement de ce dossier et des négociations en cours avec la SNCB. Premier élément : le prolongement jusqu’au 31 décembre prochain du délai de validité des offres remises par les entrepreneurs pour les travaux d’aménagement de la place devant la gare, des travaux qui auraient normalement dû débuter juste après l’inauguration de celle-ci.

Ainsi donc, une fois de plus - la même solution avait dû être trouvée il y a un mois -, la dead line fixée initialement a dû être postposée, toujours faute d’un accord entre les parties. Des parties, SNCB et Ville, qui sont appelées à se (re)voir, et ce en date du 17 décembre prochain, lors d’un CA extraordinaire de la SNCB qui doit se dérouler en Cité ardente.

Ce délai, le bourgmestre de Liège et président de la SDLG, Willy Demeyer, compte le mettre à profit pour se rapprocher le plus possible des conditions d’un accord, quitte à faire pression sur la SNCB En effet, lors de la réunion de mercredi, ce dernier a brandi un élément nouveau, à savoir une lettre adressée en 2004 à la Ville par l’ancien administrateur-délégué de la SNCB, Karel Vinck, dans laquelle ce dernier fait état d’un apport de terrains à la Ville dans ce cadre.

Pour Willy Demeyer, il n’y a pas de doute sur le fait que la Ville peut se prévaloir d’un tel engagement - ce sur quoi l’opposition est perplexe - mais il met également en avant la disponibilité de la Ville vis-à-vis de la SNCB dans sa démarche de valorisation de ses terrains.

À cet égard, on évoque la possibilité d’attirer au sein du périmètre d’autres administrations publiques que celle des Finances, laquelle doit prendre place au sein d’une nouvelle Cité des Finances. "On nous avait promis un accord dans le creux de l’été, on peut espérer en avoir un dans le creux de l’hiver", ironise pour sa part Christine Defraigne, administratrice MR d’une SDLG dont elle doute, ainsi d’ailleurs que sa collègue Ecolo Bénédicte Heindrichs, de la pertinence.