Gazette de Liége Un protocole d’accord sera présenté le 28 février prochain aux organisations syndicales.

En décembre dernier, le personnel du CHR de la Citadelle prenait connaissance des mesures d’économie annoncées par la direction de l’hôpital dans le cadre de l’élaboration du budget 2018. Ce dernier prévoit en effet un déficit de 12 millions d’euros. Pour assurer sa survie, l’hôpital se dit contraint de mettre sur pied un plan d’économies "qui touche tant le gestionnaire et les médecins que le personnel", a spécifié ce vendredi matin Marie-Claire Lambert, à l’issue du conseil d’administration qu’elle préside. "Il est prévu le rapatriement de lits d’hospitalisation du Château Rouge, mais aussi de travailler sur l’énergie photovoltaïque… Concernant le corps médical, nous leur prendrons 3,6 % de leur chiffre d’affaires". En tout, près de 5 millions d’économie devraient reposer sur le personnel. Cela concerne la modification de la rémunération des prestations irrégulières (les travailleurs du pôle soins bénéficient actuellement d’un forfait de 11 % pour les nuits, soirs, jours fériés…), une réduction de la prime de fin d’année à 1 % contre 2,5 précédemment (qui ne sera décidée qu’en octobre selon les résultats obtenus), et enfin une réduction de l’effectif actuel de 35 équivalents temps plein, justifié par la baisse de l’activité hospitalière. Cela se fera sur des départs naturels et le transfert d’agents du CIMC vers l’intercommunale Isosl. "La rémunération du personnel représente 50 % de nos charges, c’est plus qu’ailleurs", souligne la présidente du CA.

Ces mesures fâchent le personnel qui était à nouveau en grève ces mercredi, jeudi et vendredi. "Le personnel n’est pas d’accord que l’on fasse des économies sur son dos", dénonce Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services Publics. Depuis décembre, cinq réunions de négociation ont eu lieu entre les organisations syndicales et la direction. Les négociations toucheront à leur fin ce 28 février, jour où les syndicats prendront connaissance du protocole d’accord. L’ultime proposition de la direction s’articule autour de quatre points : des prestations irrégulières payées à la prestation et non plus au forfait avec une revalorisation de certaines prestations et un forfait de 7 % pour les secteurs spécifiques (bloc opératoire, imagerie médicale, etc.); la révision de la partie variable de la prime de fin d’année; la revalorisation barémique des assistants logistiques; la transformation de 50 CDD en CDI. "Nous n’irons pas au-delà", conclut la directrice générale Sylvianne Portugaels.