Gazette de Liége Un projet estimé à 50 millions prévoit une septième tour avec une relocalisation des urgences.

Il y a des conseils d’administrations au contenu plus chargé que d’autres. Le dernier CA qui s’est tenu au CHU de Liège était de ceux-là.

Au programme en effet, les administrateurs ont été amenés à valider un projet estimé à 50 millions d’euros pour une nouvelle tour, la septième ! Suite à une réflexion stratégique menée au CHU de Liège en 2014, et dans le cadre du plan Cap 2020, plusieurs projets à caractère "infrastructure" ont vu le jour. Et l’émergence d’une nouvelle tour sur le domaine de l’hôpital universitaire est apparue salvatrice.

Une saturation du service d'urgences

En complément des cinq tours originelles et du service d’oncologie en cours de finalisation, une septième structure, qui serait située à l’arrière (accès fournisseurs) sera en effet érigée. Cette intention est certaine puisqu’elle vient d’être validée par le CA. Le réaménagement des services qui en découlerait reste, à ce stade, hypothétique. À coup sûr, on y trouvera toutefois trois étages pour les parkings et deux étages (supérieurs) réservés aux urgences, le tout coiffé d’un héliport.

Au départ de cette réorganisation, plusieurs constats : premièrement, le CHU de Liège vit, sur son site du Sart-Tilman, "une saturation de son service d’urgences lors des pics d’admissions qui sont à la fois saisonniers, journaliers et horaires". Sur ces dix dernières années, le service a continué à augmenter son activité de 1,7 %.

En 2016, on a comptabilisé quelque 46 750 admissions. Par ailleurs, le CHU a nettement marqué le souhait de réorganiser les activités sur deux sites d’hospitalisation, le Sart-Tilman mais aussi Notre-Dame des Bruyères. Cette réorganisation implique notamment une relocalisation des services de pédiatrie et de gynéco-obstétrique. Pour répondre à une évolution des soins par ailleurs, il s’agit de prendre en compte le développement de l’hôpital chirurgical de jour. "Afin d’en augmenter la capacité et de fluidifier le parcours du patient par une marche en avant, il est envisagé de réorganiser le service au niveau 0… mais ce niveau n’est, aujourd’hui, pas assez grand."

Autant d’arguments qui justifient un tel investissement.