Gazette de Liége

Samedi, c’est sous l’étendard Engis solidaire et non le sigle PS que la majorité engissoise a présenté à la presse sa liste pour les élections communales d’octobre prochain. Une première. Une liste très rouge, rassemblant des candidats indépendants (deux tiers) aux côtés d’autres clairement affiliés au PS (un tiers), avec la volonté de présenter un programme "socialement de gauche".

Certains pourront y voir une volonté de se distancer de l’étiquette PS désormais lourde à porter suite à l’affaire Publifin qui avait mouillé Serge Manzato (PS), le forçant à démissionner de son poste de président de la fédération du PS de l’arrondissement de Huy-Waremme. Le bourgmestre sortant note par ailleurs qu’il ira "au bout de la procédure. S’il y a un procès, j’irai et s’il faut que je rembourse, je le ferai. Je suis quelqu’un d’honnête, je n’ai rien à me reprocher", assure-t-il, soulignant que "l’affaire Publifin n’a rien à voir avec la gestion communale".

La liste engissoise comprend dix-sept candidats, renouvelée de onze candidats par rapport à 2012. Il s’agit de neuf hommes et huit femmes d’une moyenne d’âge de 47 ans, qui représentent "la diversité sociologique de la commune", précise Serge Manzato. On y retrouve des retraités toujours actifs, des ouvriers, des enseignants, des indépendants, des employés du secteur public, un étudiant, un agent immobilier, un agriculteur, un bibliothécaire, un assureur…

Bourgmestre depuis 2003, Serge Manzato a également confirmé dans la foulée qu’il briguera pour la dernière fois l’écharpe mayorale. "La politique est un sacerdoce mais n’est pas une profession. Je n’ai pas la vocation de faire de la politique jusqu’à 88 ans . J’ai eu la chance de mettre le pied à l’étrier grâce à mon prédécesseur. J’entends passer le relais, et la relève est autour de la table, j’en suis certain !"