Ensemble, de façon innovante

Bruno Boutsen Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége

Parmi les priorités des citoyens figure désormais la mobilité. Un sujet qui a pris de plus en plus d’ampleur durant la législature écoulée et dont les enjeux, tant dans les centres urbains qu’au sein des zones rurales, sont nombreux. À cet égard, il faut noter qu’en milieu rural, la mobilité n’est pas toujours, loin s’en faut, une partie de plaisir, et cela est dû notamment au manque de transports en commun. À cela s’est ajouté, depuis la crise économique, un coût toujours plus important de l’utilisation de la voiture individuelle qui reste encore le moyen de déplacement privilégié.

Ce sont ces raisons et d’autres, dont l’insuffisance, également constatée ailleurs, des aménagements destinés aux modes de déplacement doux, qui sous-tendent le projet "Covoit’stop". Initié par le Conseil communal des jeunes de Sprimont, ce projet d’auto-stop de proximité s’est concrétisé dès septembre dernier en Ourthe-Amblève. Sur les 7650 ha de la commune de Sprimont, tout d’abord, qui fut désignée commune-pilote par le ministre wallon en charge de la Mobilité Philippe Henry (Ecolo). Mais en mai de cette année, ce sont quatre autres communes avoisinantes (Aywaille, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont et Stoumont) qui rejoignent un projet soutenu par les pouvoirs publics et élaboré en partenariat avec l’ASBL VAP (Voitures à plusieurs), active essentiellement en Brabant wallon et dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Les objectifs avoués de ce projet, coordonné en terres liégeoises par l’ASBL Greoa (Groupement régional économique Ourthe-Amblève), sont d’offrir une alternative à la voiture en milieu rural, d’améliorer la mobilité des personnes ne possédant pas de véhicule et de créer un réseau d’utilisateurs. Un site web (www.covoitstop.be) a d’ailleurs été mis sur pied afin de pouvoir identifier les éventuels "covoit’stoppeurs" et au 17 septembre 2012, on comptait déjà près de 1300 inscrits, de tous âges. Preuve sans doute de l’intérêt suscité par un système innovant qui touche tant les plus jeunes que les personnes âgées (l’idée étant de rompre l’isolement).

Depuis ce mois de septembre, le projet "Covoit’stop" s’est en outre étendu à huit nouvelles communes, membres tant de l’ASBL Greoa que du Groupe d’action locale Pays des Condruses. Il s’agit d’Anthisnes, Esneux, Ferrières, Hamoir, Nandrin, Ouffet, Tinlot et Trooz, lesquelles ont lancé le projet sur leur territoire. À noter enfin que "Covoit’stop" fut primé en juin dernier au Prix belge de l’Énergie et de l’Environnement et que le Greoa a répondu, avec treize autres partenaires, à un appel à projets européen visant à créer un réseau d’auto-stop de proximité. Comme quoi, en Ourthe-Amblève, on n’arrête pas le progrès

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