Gazette de Liége

Cela fait quelques mois que la Région wallonne a imposé aux propriétaires de chats de faire stériliser leurs animaux préférés.

Dans ce cadre, la Ville de Liège a récemment bénéficié d’un subside régional pour sensibiliser et aider lesdits propriétaires. Ainsi la ville s’est vu gratifier d’une aide de 3 490 euros. Une aide que l’on peut, sans souci, qualifier de dérisoire…

En effet, d’après les estimations communément admises, il apparaît qu’un ménage sur trois ou sur quatre posséderait un chat domestique. Selon les autorités communales, le nombre de chats domestiques pour Liège peut ainsi être estimé entre 25 000 et 30 000, compte tenu des 100 000 ménages faisant partie de la Ville.

Tout en assurant l’égalité de traitement entre les propriétaires de chats domestiques, la prime s’établirait à, tout au plus, une quinzaine de centimes d’euros par ménage.

Par ailleurs, même dans l’hypothèse où seulement 10 % des propriétaires en feraient la demande, le montant de la prime serait largement inférieur aux coûts administratifs de traitement, notamment pour le vétérinaire choisi.

Stériliser les chats errants

Sur cette base, Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège, a adressé un courrier au ministre Di Antonio, afin que le subside octroyé à la Ville soit reversé à la SRPA de Liège et que celle-ci organise une campagne de prévention de la stérilisation des chats domestiques.

En outre, la Ville de Liège envisage le recensement et la stérilisation des chats errants par quartier. Pour ce faire, elle aurait recours à un référent bénévole par quartier qui pourrait permettre de mieux appréhender le phénomène et pourrait suivre les chats stérilisés (nourriture, soins, hébergement…). Les modalités de ces opérations ne sont toutefois pas encore établies.

En fait, la population de chats errants a augmenté de manière significative ces dernières années en Wallonie et à Liège, causant une surpopulation dans les refuges et de multiples nuisances dans les villes et communes wallonnes (bruit, déjections, dégâts aux poubelles…) et ce, sans compter les abandons en refuge et les euthanasies qui s’en suivent.