Gazette de Liége Le projet de centre socio-sanitaire Ville-Province est enfin en passe d’aboutir.

C’était en 2013 : ULg, Ville et Province faisaient ensemble un bilan contrasté de l’expérience pilote dénommée Tadam pour traitement assisté par diacétylmorphine, soit le nom de l’héroïne médicale. Deux ans plus tard et alors qu’entre-temps, le député-bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) disait sa volonté de relancer le projet Tadam ainsi que d’ouvrir une salle de consommation destinée aux toxicomanes, la députée provinciale en charge de la Santé Katty Firquet (MR) initiait quant à elle un autre projet, celui d’un centre d’accueil socio-sanitaire. Ce dernier constituerait une sorte de guichet unique en matière de précarité sociale et serait accessible à l’ensemble des personnes précarisées, qu’il s’agisse de toxicomanes, de sans domicile fixe ou autres (surendettés, etc.).

En projet depuis plusieurs années

En projet depuis plusieurs années et ayant fait l’objet d’une consultation voulue la plus large possible, ce Cass, comme il est aussi dénommé, est aujourd’hui enfin en passe d’aboutir. C’est en tout cas ce qui ressort de notre coup de sonde effectuée tant auprès de la Ville, où le sujet est revenu récemment sur la table du Conseil communal par l’intermédiaire d’une interpellation du groupe d’opposition MR, que de la Province, laquelle a initié le projet et marqué il y a peu son accord sur un financement de l’ordre de 900 000 euros. Ce qui a également contribué à faire avancer le dossier, c’est l’abandon par le bourgmestre des deux projets qu’il souhaitait voir se prolonger ou se réaliser sur le territoire de la Ville. En effet, à en croire ce dernier, les deux propositions de lois qu’il a formulées à cet égard au niveau du Parlement fédéral auraient été enterrées. "Les projets ne sont pas encore définitivement rejetés mais je pense qu’ils ne passeront pas", a ainsi déploré Willy Demeyer.