Facebook séduit le monde politique

Frédéric Chardon Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége

Facebook et la politique, c’est un peu la tarte à la crème, d’accord. En attendant, il devient de plus en plus impensable pour un politicien de se priver de ce réseau d’amis virtuels qui peuvent se relever très réels lors des suffrages populaires Et les bonzes politiques liégeois ont, eux aussi, compris tout l’intérêt de créer et surtout de bien gérer leur profil sur Facebook. Nous les avons interrogés à ce sujet.

Autant commencer par le poids lourd du Web : Michel Daerden. Hé oui, "papa" occupe plutôt bien le terrain. "J’ai vraiment été surpris de l’engouement pour mon profil, explique-t-il. Le seuil de 5000 "amis" maximum a très vite été dépassé et il y a eu blocage. On a dû contacter Facebook pour transférer ces contacts vers mon autre profil destiné à mes fans, qui sont 43000 actuellement. Je suis souvent sollicité pour des demandes d’emploi et de logement. C’est une sorte de permanence sociale ".

Face à Michel Daerden, Didier Reynders s’en sort plutôt bien. Lui aussi a vu son profil Facebook arriver à une saturation d’amis virtuels. Ouf Mais, en ce qui concerne ses fans online, ils n’atteignent pas 12000 personnes à l’heure où nous bouclons cet article. "Michel Daerden a en effet beaucoup de succès sur Internet, reconnaît le ministre des Finances. Mais peut-être pas pour des raisons très valorisantes pour la classe politique belge ". On se souviendra en effet des vidéos d’un Michel Daerden vraiment très joyeux qui avaient fait le tour du monde grâce au Net.

Quant à l’utilisation de Facebook par le Vice-Premier : "je gère mon profil personnel moi-même, nous précise-t-il. Facebook est intéressant mais pas déterminant au niveau politique. Cela doit rester amical et sympathique. J’y évoque les matchs du Standard par exemple ou je dis simplement bonjour à tous mes contacts".

Du côté du CDH, Marie-Dominique Simonet ne s’est jetée à l’eau que récemment. "Je m’y suis mise il y a un bon mois seulement, c’était la question du respect de la vie privée qui m’inquiétait. Au niveau électoral, c’est un outil, c’est vrai. Il y a dans la population tout un pourcentage de personnes qui ne passe que par Internet pour s’informer et se distraire. Pour un responsable politique, Facebook réduit la distance vis-à-vis des gens".

Javaux est passionné

Le vrai bon élève de la classe, c’est le coprésident des verts et bourgmestre d’Amay : Jean-Michel Javaux. Difficile de l’arrêter quand on l’interroge sur Facebook "A la base, c’était juste du fun. J’ai une famille très éparpillée géographiquement et cet outil de socialisation m’a permis de rester en contact, c onfie-t-il. Mais aujourd’hui, j’ai 4982 amis et 4750 demandes en attente".

Contrairement à ses collègues, Jean-Michel Javaux livre beaucoup de sa vie privée ou de ses états d’âme sur Facebook : "J’y évoque mon quotidien. Je montre mon réel état de stress avant une émission télévisée par exemple. J’aime parler des moments de faiblesse, de mélancolie, de fatigue. Facebook, c’est fascinant. Et je ne vais nulle part sans qu’on me parle de mon profil !"

Facebook dans la réalité - La Libre.be
Si vous n'avez pas encore vu cette video sur Facebook et que vous avez un compte, alors regardez, vous allez retrouver une ambiance familière.

Facebook Manners - La Libre.be
Un guide des bonnes pratiques sur Facebook
Mots-clés : facebook manners funny humour
Frédéric Chardon

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