Gazette de Liége Le personnel manifestera dans la rue contre les mesures d’économies.

Le personnel de l’hôpital de la Citadelle à Liège (CHR), en grève jeudi, descendra dans la rue pour manifester son ras-le-bol et son inquiétude face aux mesures d’économies de la direction telles que prévues dans le budget 2018, a indiqué mardi Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services Publics.

Dès la semaine dernière, la grève en front commun CSC-CGSP avait été annoncée. A 8 h., des travailleurs se rassembleront dans le hall d’entrée afin de former un cortège qui quittera l’hôpital, vers 10 h., pour rejoindre la place du Marché, au centre de Liège, via les rues Montagne Sainte-Walburge, de Bruxelles et la place Saint-Lambert. Ils devraient être soutenus par des travailleurs de différentes institutions liégeoises.

"Non au crowdfunding !’

Place du Marché, les organisations syndicales espèrent rencontrer le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), ou un représentant, afin de "mettre le monde politique face à ses responsabilités" sachant que Liège fait partie des communes associées de l’intercommunale du CHR de la Citadelle. "Nous estimons que les économies ne doivent pas être supportées une nouvelle fois par les travailleurs. On en demande toujours plus au personnel, et plus vite avec moins, alors qu’il est confronté à des patients présentant des pathologies de plus en plus lourdes. Patients auxquels on demande aussi de contribuer davantage au financement de l’hôpital. Nous disons non au crowdfunding ! Il y a d’autres pistes à explorer", insiste Lina Cloostermans.

Trois mesures d’économies touchent directement le personnel, à savoir la diminution des effectifs de 35 équivalents temps plein, la réduction de la partie variable de la prime de fin d’année et le remplacement de la prime de 11 % pour prestations inconfortables. "D’économies en restrictions, les conditions de travail du secteur ne cessent de se dégrader, menaçant réellement la sécurité des patients ! Régulièrement, les travailleurs signalent que la sécurité des patients est menacée mais ils ne sont pas entendus. Ils ne veulent pas d’un drame", conclut la secrétaire permanente. (Belga)