Gazette de Liége

Le moins que l’on puisse écrire est que la publication par la "Gazette" (notre édition du 30 avril) d’un article intitulé "Henry aime-t-il le téléphérique ?" et consacré au projet relatif du Centre hospitalier régional (CHR) de la Citadelle et de l’ASBL citoyenne urbAgora n’a pas laissé le ministre wallon concerné sans réaction. Par l’intermédiaire de son porte-parole Pierre Castelain, Philippe Henry (Ecolo) nous a d’ailleurs fait parvenir le courrier qu’il a adressé à la présidente du CHR de la Citadelle, à savoir Marie-Claire Lambert (PS). Il faut dire que cette dernière n’y est pas allée de main morte, évoquant, eu égard au projet d’un téléphérique reliant le quartier Saint-Léonard à la Citadelle et à son hôpital, un désintérêt du ministre en charge de la Mobilité. Celle qui est aussi chef de groupe PS au Conseil communal de Liège faisait également état de plusieurs contacts infructueux à cet égard ainsi que d’une récente rencontre tripartite - CHR, urbAgora et ministre - au cabinet de ce dernier.

C’est d’ailleurs à peu de choses près le seul point commun entre la version de Marie-Claire Lambert et celle de Philippe Henry. En effet, selon ce dernier, s’étonnant de "plusieurs assertions surprenantes" relativement à ce dossier (pour lequel une étude de faisabilité a été sollicitée tant par le CHR qu’urbAgora), une rencontre a bel et bien eu lieu en son cabinet. Rencontre à la suite de laquelle, selon ses dires, il a demandé à l’administration wallonne "une première évaluation des avantages et inconvénients d’une telle idée". "Vos services sont parfaitement informés de cette démarche puisqu’ils ont été en contact avec les miens auxquels ils ont fourni des informations", écrit le ministre de la Mobilité à la présidente du CHR.

En outre, ce dernier se dit également désagréablement surpris de n’avoir pas eu connaissance d’une réunion du groupe de travail (CHR, urbAgora, Ville, Province) programmée le 8 mai. "Vous conviendrez qu’il me serait difficile de prendre part à une réunion dont l’existence m’est totalement inconnue", écrit encore Philippe Henry, lequel annonce qu’il sera bel et bien présent, via ses représentants, à cette réunion où ces derniers pourront présenter "l’état d’avancement de l’étude réalisée par les services régionaux". Alors, rififi pré-électoral ou véritable malaise ?