Gazette de Liége

Ne supportant pas l’homme ivre qui venait de l’insulter, il lui provoque 5 fractures !

Laurent, 44 ans, un supporter du Standard connu comme appartenant au noyau dur vient d’écoper d’une peine de 250 h de travail ou, à défaut, une peine de 2 ans de prison devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir provoqué des séquelles permanentes à un autre supporter.

Le 24 mai 2015, Laurent a assisté à la rencontre qui opposait le club du Standard de Liège à l’équipe de Charleroi. Comme c’est souvent le cas, les supporters se retrouvent à un café qui est situé non loin du stade sur le boulevard Ernest Solvay.

Parfois, l’alcool aidant, les esprits s’échauffent. Ce fut le cas ce jour-là. Vers 17 heures, Laurent se trouvait devant ce café lorsqu’il a été importuné par un autre supporter qui était ivre.

L’homme insistait pour que Laurent chante en anglais, ce que ce dernier n’était pas décidé à faire. Le supporter ivre a insisté à plusieurs reprises pour que Laurent s’exécute, mais sans succès.

Dépité, le poivrot l’a alors insulté… Une initiative malheureuse car Laurent ne l’a vraiment pas appréciée. En effet, il lui a d’abord porté une gifle avant de lui porter un violent coup de poing.

La victime est lourdement tombée au sol. Elle est restée KO. Elle a souffert de cinq fractures au visage et a été emmenée aux urgences ! Son visage était tellement abîmé qu’une intervention chirurgicale a été nécessaire. La victime a séjourné aux soins intensifs jusqu’au 8 juin suivant. Depuis les faits, l’homme garde des séquelles neurologiques.

Laurent a été arrêté puis remis en liberté sous conditions. Il a respecté les conditions qui avaient été mises à sa libération. Il a été convoqué devant le tribunal où il a avoué les faits et les a regrettés. Il a toutefois expliqué que la victime l’avait saisi par la manche de sa veste et qu’il s’était senti menacé. “J’ai eu peur de prendre un coup dans l’estomac”, a-t-il déclaré.

Mais cette version n’est pas corroborée par les éléments du dossier. Il avait demandé à pouvoir bénéficier d’une suspension du prononcé. Le tribunal a estimé que cette mesure n’était pas adéquate. Le juge a tenu compte des circonstances estimant que si la victime ne l’avait pas provoqué en lui infligeant des violences graves, son comportement était en partie fautif sur le plan civil et qu’elle était responsable d’une partie de son dommage. Laurent devra verser 6.000 euros provisionnels à la victime, payer 2.033 euros de frais et 1.200 euros d’amende.