Gazette de Liége Les défis à relever seront nombreux pour le nouveau numéro un socialiste.

Avant le 1er mai, il s’était déclaré indisponible et nous avons commenté ce fait. Ce n’était heureusement que partie remise. L’entretien demandé à Jean-Pierre Hupkens a fini par avoir lieu. Tour d’horizon, donc, avec celui qui, depuis deux semaines, préside aux destinées de la fédération liégeoise du Parti socialiste.

Avez-vous des craintes pour l’avenir de la social-démocratie ? Des partis socialistes en Europe se sont effondrés. En Wallonie et à Liège en particulier, les "affaires" récentes risquent de faire mal.

La situation est en effet préoccupante un peu partout, même s’il y a des exceptions comme l’Allemagne. En Wallonie, qui apparaissait aussi un peu comme une exception, on connaît maintenant plus qu’une érosion. Elle est due sans doute à la participation au gouvernement fédéral et aussi, dans une période courte, à ce qu’il faut bien appeler l’affaire Publifin. Il y a une désaffection significative des militants du PS.

À combien d’affiliés en est-on maintenant à la fédération liégeoise ?

Je n’ai pas les chiffres précis mais c’est autour de 15 000. Il y a quelque temps, on parlait de 20 000, même 25 000. Cela dit, la désaffection qu’on observe concerne tout le monde politique, alors qu’on s’engage volontiers dans des associations, des ONG, pour l’environnement, contre la pauvreté… Le Parti socialiste a payé son tribut comme d’autres.

À l’égard du PTB qui vous fait une dure concurrence, votre discours du 1er mai n’a pas été très agressif. Vous avez dit ne pas vouloir critiquer d’autres organisations de gauche.

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