Gazette de Liége Une équipe s’est constituée pour contrer l’actuel recteur Albert Corhay.

Les mardi 24 et mercredi 25 avril prochains, l’ensemble de la communauté universitaire (personnels académique, scientifique, administratif, étudiants, soit plus de 25 000 électeurs) sera invitée à voter pour l’élection du futur recteur de l’Université de Liège. Celui-ci prendra ses fonctions le 1er octobre prochain pour un mandat de quatre ans. Le vote se déroulera selon le suffrage universel pondéré, les voix du personnel académique comptant pour 65 %, celles du personnel scientifique pour 10 %, celles du personnel administratif pour 10 % et celles des étudiants pour 15 %. Pour être élu, le candidat recteur devra obtenir plus de 50 % des votes exprimés pondérés. Si aucune majorité n’est atteinte, un second tour sera organisé les mardi 8 et mercredi 9 mai entre les deux candidats ayant obtenu le plus de voix lors du premier tour.

Trois candidats au rectorat sont en lice : Pierre Wolper, professeur ordinaire et doyen de la faculté des Sciences appliquées, Albert Corhay, actuel recteur et professeur ordinaire à HEC-Liège et Eric Pirard, professeur ordinaire à la faculté des Sciences appliquées. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est une campagne sous tension qui démarre.

Une fronde contre le recteur en place

Dès l’annonce de la candidature du recteur sortant Albert Corhay - qui se verrait finalement bien se succéder à lui-même malgré l’annonce faite il y a quatre ans d’être un candidat transitoire, une équipe s’est constituée en vue de contrer celui-ci. Une coalition emmenée par son adversaire malheureux du précédent scrutin Pierre Wolper, avec à ses côtés, notamment, les professeurs Anne-Sophie Nyssen (psychologie) et Jean Winand (histoire), candidat au rectorat en 2014, mais aussi deux anciens proches d’Albert Corhay, à savoir le premier vice-recteur Éric Haubruge, en charge de l’enseignement et du développement territorial et le vice-recteur à la recherche Rudi Cloots.

Un revirement qui n’a semble-t-il pas plu au recteur en place qui a alterté la commission électorale sur l’inéligibilité d’Éric Haubruge à un troisième mandat de vice-recteur, ce dernier ayant déjà occupé cette fonction pour le site de Gembloux, de 2009 à 2014, et de 2014 à maintenant, pour l’ULiège.

Déçu par ce qui est perçu par Éric Haubruge comme "un argument de campagne", celui-ci pointe du doigt, tout comme son collègue Rudi Cloots, "un problème de management au sein de l’Université". "L’Université est soumise à énormément de pression de l’extérieur, et il lui faut un management adapté qui est plus collectif et moins basé sur quelques personnes et où le bien-être est important", justifie celui qui poursuivra son travail aux côtés d’Albert Corhay jusqu’en octobre prochain. Et de préciser : "Si je suis inéligible comme vice-recteur, je pourrai travailler comme conseiller. Peu importe le titre, ce qui est important, c’est les compétences que l’on peut apporter".